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Retraites: Eric Ciotti "souhaite pouvoir voter" la réforme mais restera "vigilant"

Eric Ciotti, le président des Républicains, a confirmé ce mardi sur RMC-BFMTV son souhait de voter pour la réforme des retraites, tout en restant vigilant sur son contenu.

Le président de LR Eric Ciotti a assuré ce mardi sur RMC-BFMTV qu'il souhaitait "pouvoir voter" la réforme des retraites, avec un oeil "vigilant" sur le texte final. "Il faut à droite être cohérent avec ce que nous avons toujours prôné", a-t-il affirmé.

Mais "le diable peut se cacher dans les détails" et "nous devons être vigilants" sur "ce qui sort des assemblées", a-t-il ajouté, en se disant "totalement opposé" à la hausse des cotisations évoquée par François Bayrou et à l'idée d'une baisse des pensions.

"Il ne reste qu'une troisième voie, demander à ceux qui sont aujourd'hui en activité de travailler un peu plus, en nuançant pour les femmes aux carrières heurtées, ceux qui ont commencé très tôt, ceux qui ont des métiers pénibles...", a-t-il ajouté.

A l'approche de la journée de mobilisation de jeudi, il a noté que "le droit de grève est constitutionnel". Mais "j'espère que ces manifestations se dérouleront dans le calme" et qu'"il n'y aura pas de dérapage".

"Divergence" entre Xavier Bertrand et Eric Ciotti

Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, tenant d'une droite populaire qui inspire certains députés LR, a lui estimé qu'"on a une divergence, c'est très clair", avec Eric Ciotti sur le soutien à la réforme.

"Aujourd'hui, on a une réforme terriblement comptable et la justice est quasiment inexistante", a-t-il affirmé sur franceinfo, en posant "trois conditions pour rendre cette réforme plus acceptable": la possibilité de partir après 43 ans de carrière "à taux plein, sans décote", une "convergence" pour les régimes spéciaux et enfin pour les femmes aux carrière incomplètes "qu'on leur valide davantage de trimestres".

"De nombreux députés LR (...) sont aussi sur cette ligne d'apporter un maximum de justice", a-t-il ajouté, assurant qu'il n'était toutefois "pas question de fronde en interne".

LP avec AFP