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Vote des Français de Montréal: "deux heures d'attente au lieu de trois il y a deux semaines"

Près de 58.000 électeurs sont inscrits sur les listes électorales à Montréal. Au premier tour, beaucoup avaient dû attendre des heures pour pouvoir voter. Ce samedi, c'était un peu plus rapide.

Les électeurs français de Montréal avaient dû s'armer de patience pour déposer leur bulletin du premier tour dans l'urne. Le seul bureau de vote ouvert de cette ville avait été pris d'assaut dès l'ouverture.

Pour le second tour de la présidentielle, la situation était toujours compliquée pour ceux qui ont voté dans la matinée comme Sacha: "Ca ne s'est pas vraiment amélioré depuis deux semaines où on avait un seul bureau de vote. La communauté française a essayé d'avoir plus de bureaux de vote mais ça n'a pas été possible, donc c'est deux à trois heures d'attente. Cette fois-ci, je me suis réveillé très tôt pour être quasiment à l'ouverture et ça a été moins douloureux: deux heures d'attente au lieu de 3. C'est vraiment incroyable, je pensais qu'il y aurait moins de gens qu'il y a deux semaines mais non, les gens sont mobilisés quand même".

"Un grand coup de chapeau au consulat"

Mais à partir de la mi-journée, l'attente était bien plus raisonnable. Franck a mis 3 heures à voter il y a deux semaines, aujourd'hui, c'était beaucoup plus rapide: "Là je viens de sortir et j'ai mis 1h20 donc un grand coup de chapeau au consulat parce que là c'est beaucoup plus agréable". Marie-Claude est du même avis: "Ca nous a pris 15 minutes, c'était parfait. Ils ont bien repris ce qu'ils avaient mal fait la dernière fois".

Catherine Feuillet, consulat général de France à Montréal, est plutôt satisfaite: "Nous avions pris de nombreuses mesures rectificatives pour faciliter l'accès à un certain nombre de publics notamment pour les parents avec de jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ou à mobilité réduite. Ces files prioritaires ont désengorgé beaucoup le flux habituel, même si, bien entendu, il y a un temps d'attente quand on est très nombreux".

Une meilleure répartition des électeurs mais aussi davantage de bénévoles autant de bonnes pratiques qui seront conservées pour les législatives de juin prochain.

P.B. avec Hugo Jolion-David