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Pourquoi la loi de sécurité globale va changer la donne pour les policiers municipaux

Grâce à cette nouvelle loi, les policiers municipaux vont notamment avoir de nouveaux pouvoirs. Une phase de test va avoir lieu dans des villes volontaires.

La loi a été définitivement adoptée jeudi. C'est ce texte qui avait déclenché une vive contestation, avec notamment l'article 24, qui pénalise la diffusion malveillante d'images de la police. Mais cette loi ne se résume pas qu'à cette disposition.

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Les policiers municipaux pourront par exemple sanctionner un conducteur en excès de vitesse, ou qui roulerait sans permis ou sans assurance et, en cas de force majeure, immobiliser son véhicule.

Une phase de test de cinq ans

Ils auront aussi le droit de verbaliser des occupations de halls d'immeuble, des ventes à la sauvette ou des cas d'ivresse sur la voie publique. Ils pourront aussi saisir des armes ou de la drogue, qu'ils devront ensuite confier à la police ou à la gendarmerie nationale.

Autres nouveaux pouvoirs conférés par cette loi de sécurité globale, le relevé d'identité, l'usage de caméras piétons et de drones. Alors tous ces nouveaux droits ne s'appliqueront pas à tous les commissariats de France. Ils seront d'abord expérimentés pendant 5 ans, dans des communes volontaires qui emploient au moins 15 policiers municipaux. 

Margaux Bourdin avec Guillaume Descours