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Réforme du collège: mais en fait, qu'en pensent les parents d'élèves?

La réforme du collège fait débat à tous les étages (illustration)

La réforme du collège fait débat à tous les étages (illustration) - DAMIEN MEYER / AFP

L’association des parents d’élèves des établissements publics (PEEP) tient son congrès jusqu’à samedi à Lille. Et sur place, comme a pu le constater RMC, la question de la réforme du collège agite les conversations.

La réforme du collège n'en finit plus d'agiter la classe politique. Sous le feu de très violentes critiques, la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a profité de sa venue, ce jeudi, au congrès national de la Fédération de parents d’élèves (PEEP) pour expliciter sa réforme du collège attaquée de toutes parts et jouer l’apaisement. Une opération séduction au cours de laquelle elle a notamment affirmé qu'elle ne menait pas cette réforme "au petit doigt mouillé".

Mais, si on a beaucoup entendu les politiques à ce sujet, la tenue du congrès de la PEEP est aussi l'occasion de savoir ce que pensent les parents d'élèves de cette réforme du collège. Force est de constater, que là encore le débat est vif et plus particulièrement à propos de la suppression des classes bilangues et des sections européennes. "Ces classes étaient un petit peu réservées, c'est-à-dire qu'en fait ce n'était qu'une classe dans un collège. Tout le monde ne pouvait pas y être, il y avait des critères", estime Patrick, père de trois enfants.

"C'étaient des classes à succès"

"Si vous prenez un collège de 400 à 600 élèves, il n'y avait que deux classes de ce genre. Quelque part, c'était un peu mettre en marge ces élèves", note-t-il aussi. A l'inverse, Fatima regrette déjà ces classes bilangues, notamment parce que sa fille était dans l'une d'elles. "C'étaient des classes à succès, des filières d'excellence. Cela a permis à des élèves de réussir dans les langues, constate-t-elle. Dans ces classes, il y a moins d'élèves donc mieux encadré".

C'est pourquoi Fatima évoque une autre piste de réforme: "Ce qu'il faut c'est les généraliser et donner plus de chances aux autres élèves d'accéder à ces classes". A noter que pour compenser cette disparition de classes bilangue ou européenne, l’apprentissage pour tous les élèves d’une deuxième langue vivante se fera un an plus tôt, dès la 5ème désormais.

Maxime Ricard avec Lionel Top