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Réserve sanitaire: pourquoi si peu de réservistes sont déployés?

Face aux parlementaires, Jean Castex a annoncé jeudi la mobilisation des "26.000 inscrits à la réserve sanitaire".

La réserve sanitaire se tient prête, suite à l'appel lancé la semaine dernière par Emmanuel Macron, mais elle est à bout de souffle. Une dizaine de soignants sont envoyés ce lundi dans les deux ARS qui en ont déjà fait la demande: Bretagne et les Hauts-de-France. Mais c’est relativement peu, car il y avait presque deux fois plus de demandes.

Sur les 26.000 soignants inscrits et correspondant aux métiers recherchés, seuls 1440 ont répondu à l'alerte lancée la semaine dernière. 

Que font les autres? Ils sont déjà mobilisés dans leur hôpital de rattachement, car la troisième vague n'épargne aucune région, ou alors ils sont épuisés après un an de combat contre le virus, selon la responsable de la réserve sanitaire Catherine Lemorton.

“C’est vrai qu’on attendait cet appel du président de la République, mais ça n’a pas du tout eu les mêmes retombées que l’année dernière parce que le système est à bout de souffle. Même s’ils vont encore faire des prouesses, mais jusqu’à quand?”, s’interroge-t-elle.

Beaucoup de candidats en outre-mer

ne marge de progression existe pourtant car près de 6000 soignants n'ont pas renseigné leur profession au moment de s'inscrire, malgré une relance.

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Ils sont donc impossibles à mobiliser, regrette un responsable de la réserve sanitaire, qui observe aussi avec amertume que si les hôpitaux de Beauvais et d'Arras ont demandé six soignants et n'en ont trouvé aucun, les missions en territoires d'outre-mer débordent de candidats. 

Victor Joanin avec Guillaume Descours