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RSA pour les 18 - 25 ans? "Un pays incapable d'accueillir sa jeunesse est un pays en train de mourir"

Marc de Basquiat, ingénieur et docteur en économie, a plaidé ce mardi sur RMC pour que les moins de 25 ans aient accès au RSA. Une mesure de solidarité indispensable pour la société, estime-t-il.

Pour certains, c'est un très mauvais signal envoyé à la jeunesse, mais pour d'autres, comme Marc de Basquiat, ingénieur et docteur en économie, c'est "une bonne idée". Permettre aux moins de 25 ans de toucher le RSA, une des propositions du rapport du député PS Christophe Sirugue remis ce lundi au Premier ministre Manuel Valls, serait une mesure de solidarité, salue Marc de Basquiat, invité ce mardi de Jean-Jacques Bourdin.

"Dans d'une période un peu difficile entre la fin des études et l'âge de 25 ans, c'est une aide pour entrer dans la vie active. Au lieu que ce soient les parents qui mettent au pot pour leur enfant, finalement c'est la communauté nationale qui va investir dans la jeunesse", s'enthousiasme l'économiste.

"Un pays, c'est comme une famille: chacun doit avoir sa place à table"

Pour Marc de Basquiat, "un pays qui n'est pas capable d'accueillir sa jeunesse est en train de mourir. Il faut comprendre ça".

"Quelle est la situation des jeunes aujourd'hui ? Un quart des jeunes ne trouvent pas de boulot et une bonne partie galère avec des petits jobs (…). Il faut admettre qu'un être humain a besoin d'un revenu de subsistance, c'est le rôle, non pas de l’État, mais de la communauté".

Aujourd’hui, seuls 176.000 jeunes de moins de 25 ans bénéficient du RSA. L'élargir à tous les moins de 25 ans coûterait un maximum de 6,6 milliards d'euros, a récemment estimé le Trésor Public. Pour répondre aux critiquent sur le coût d'une telle mesure, Marc de Basquiat use d'une métaphore : "Un pays, c'est comme une famille, il faut que chacun ait sa place à table. Et une place à table, c'est un revenu, une subsistance, assuré à chacun, rien de plus. Si une personne n'a pas sa place à table, il ne va pas bien, ça peut dégénérer, nous le savons."

P. G. avec JJ. Bourdin