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Interdire les publicités en vitrine: "Nous demandons le retrait de cette loi absurde", affirme Francis Palombi

Le président de la confédération des commerçants estime qu'il y a des sujets beaucoup plus sérieux et prioritaires concernant l'écologie.

Encadrer davantage les publicités en vitrines pour diminuer la pollution visuelle, c’est ce que prévoit l’article 7 du projet de loi Climat qui sera examinée à l’Assemblée à partir du 29 mars. L’objectif, c’est de les soumettre aux mêmes règles que les supports d’affichage publicitaires extérieur, c'est-à-dire laisser la possibilité aux maires de réglementer ces écrans et enseignes lumineuses.

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Ils pourraient en définir la taille, l’emplacement ou la consommation d’énergie. Aujourd’hui, ce sont principalement les pharmacies, les agences immobilières, les supermarchés ou les magasins d’électronique qui utilisent ces publicités. Selon l’agence de l’environnement, chaque écran de ce type émet en moyenne 245 kg de CO2 par an, c’est l’équivalent d’une semaine d’émissions pour un Français.

“C’est la première fois que toutes les organisations professionnelles commerciales sont unanimes, nous demandons le retrait de cette loi absurde. C’est une loi qui crée une ingérence envers les commerçants”, indique Francis Palombi, président de la confédération des commerçants.

"Des sujets plus sérieux"?

Il réfute le fait que ces publicités soient agressives. 

"Ça ne se passe pas jour et nuit. Nous sommes des citoyens, nous ne refusons pas l’écologie. Mais il y a bien des sujets beaucoup plus sérieux”, assure-t-il. 

Six fédérations ont tenu jeudi un point presse pour se plaindre que "la réglementation des vitrines des commerçants" apparaît comme "un acte politique inenvisageable et injustifié".

Guillaume Descours