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Les nuages de Vénus abritent un gaz provenant peut-être d'une forme de vie extraterrestre

Les nuages de Vénus abritent un gaz provenant peut-être d'une forme de vie extraterrestre

Les nuages de Vénus abritent un gaz provenant peut-être d'une forme de vie extraterrestre - RMC

Il s'agit de la première fois que l'on découvre la phosphine dans l'une des quatre planètes telluriques de notre système solaire.

Et si de la vie se cachait dans les nuages de Vénus? Des chercheurs ont établi la "présence apparente" dans les couches nuageuses de la planète lointaine d'un gaz qui, sur Terre,... est associé à la vie. Lundi soir, le chef de la Nasa n'y est pas allé par quatre chemins: c'est, selon lui, "l'événement le plus important dans la recherche de vie extraterrestre". Et pour cause: il s'agit de la première fois que l'on découvre ce composé dans l'une des quatre planètes telluriques de notre système solaire. 

La découverte, menée par une astronome de l'Université de Cardiff au Royaume-Uni, a été publiée lundi dans la revue Nature Astronomy. Grâce à deux satellites, les chercheurs ont identifié, dans les épais nuages de l'étoile du Berger, la présence de phosphine. "C'est un indice, de la possibilité de biologie dans les nuages de Vénus. Ce n'est pas juste de la fumée sans feu. Il y a une trace distincte de ce gaz, ce qui peut suggérer quelque chose" explique David Clements, l'un des astronomes. Elle "pourrait provenir de processus inconnus de photochimie ou géochimie, ou, par analogie avec la production biologique de phosphine sur Terre, grâce à la présence de vie", précise l'étude. 

On trouve ce composé dans les planètes géantes gazeuses du système solaire, comme Saturne, mais il n'est pas d'origine biologique, c'est-à-dire du vivant. Les traces de phosphine présentes dans l'atmosphère terrestre en revanche proviennent exclusivement d'une activité humaine ou microbienne.

Avec une température moyenne de 470° à sa surface, Vénus est une planète hostile à vie. Les astronomes restent donc prudents. Pour eux, la détection de phosphine n'est pas une preuve solide de vie. Alors pour en avoir le coeur net, il faut envoyer une sonde prélever des échantillons. En tous cas, le chef de la Nasa veut en savoir plus. Selon lui, "Après Mars, Il est temps de prioriser Vénus".

Benjamin Smadja avec Xavier Allain