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Malgré les efforts, la consommation de plastique dans le monde ne cesse d'augmenter

Malgré les efforts de quelques pays, la consommation de plastique continue d’augmenter. Elle pourrait encore progresser de 40% d’ici 2030.

Rien que l’année dernière, en 2019, la demande de plastique a augmenté de 3,5%. Et c’est surtout l’Asie qui a été un gros consommateur avec 16% de hausse dans certaines régions. Une demande loin de diminuer, et encore moins de s’arrêter!

L’industrie pétrochimique prévoit d’investir encore 100 milliards de dollars dans les prochaines années dans des usines de production de plastique. Résultat en 2030 le plastique devrait représenter l'équivalent du 5e pays le plus émetteur de gaz à effet de serre au monde, presque autant que le transport maritime et aérien mis ensemble.

Seulement 10% recyclé

L’an dernier, un tiers des plastiques consommés était à usage unique et seulement 10% a été recyclé. Le reste a fini en déchetterie, ou dans la nature. Dans la mer méditerranée, c’est l’équivalent de presque 34.000 bouteilles en plastique qui sont jetées à chaque minute! 

Derrière les discours, il n’y a encore que très peu de mesures pour se passer vraiment du plastique. Aujourd'hui dans le monde seule la Dominique, petite île des Caraïbes, a banni le plastique à usage unique. Le Costa Rica devrait suivre en 2021, puis l’Inde en 2022. La France en 2040.

Se débarrasser des tubes de dentifrice, des bidons de lessive ou encore des sachets de salades

En France depuis le 1er janvier on ne trouve plus de vaisselle jetable dans les supermarchés. L'an prochain ce sera au tour des pailles, des couvercles des gobelets à emporter ou encore des tiges de ballon.

Et progressivement d’ici 2040 il n’y aura plus du tout de plastique à usage unique. Ca peut paraître long, mais c’est quand même une petite révolution, ça veut dire se débarrasser des tubes de dentifrice, des bidons de lessive ou encore des sachets de salades.

Si c’est si long, c’est notamment parce qu’il faut mettre en place des alternatives et repenser tout un modèle économique. En attendant l’industrie plastique a encore de beaux jours devant elle.

Géraldine de Mori