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"Je n'ai jamais vu ça", après la canicule, les vignerons du Gard et de l'Hérault constatent les dégâts

Deux jours après l'épisode caniculaire qui a brûlé une partie des vignes dans l'Hérault et le Gard, les viticulteurs constatent les dégâts : feuilles brûlées, raisins desséchés. Certains viticulteurs ont perdu plus de la moitié de leur production par endroits.

Il n’y a pas que la pluie et la grêle que craignent les viticulteurs. Deux jours après l’épisode de canicule, une partie des vignes dans le Gard et l’Hérault ont été brûlés par le soleil. La FNSEA va ouvrir dès aujourd’hui une cellule d’urgence à chambre d’agriculture de l’Hérault pour recenser précisément les dégâts et débloquer des aides pour les viticulteurs et vignerons sinistrés.

Dans un vignoble près de Montpellier, de grandes taches brunes grignotent le vert de centaines d’hectares de vigne. Les feuilles et les grappes sont brûlées par la chaleur. 

"Là, les raisins ont brûlé alors que certains étaient déjà violets. Cette grappe-là, on peut estimer qu’elle est perdue presque totalement", explique un viticulteur. 

Olivier Durand, vigneron et président de l’appellation Grès de Montpellier constate les dégâts chez un jeune viticulteur. Après la grêle, l’an dernier, la sécheresse l’année d’avant, la canicule a détruit la moitié de la production.

"Je suis vigneron depuis une trentaine d’années, je n’avais jamais vu ça. De temps en temps, on avait des petites pointes brûlées ou une tache ou deux. Mais un phénomène comme ça c’est du jamais-vu. On est exactement dans les aléas du réchauffement climatique. Et nous, vignerons, on est aux premières loges", affirme-t-il. 

Des aides pour les vignerons touchés

Des aides seront débloquées en urgence, mais elles n’épongeront pas une énième hécatombe chez des producteurs déjà en crise déplore ce vigneron. 

"On va essayer de trouver des aides, mais à un moment donné si on est en perte depuis trois ans, on ne pourra pas maintenir sous perfusion beaucoup de propriétés viticoles qui sont dans ce cas-là", précise-t-il. 

Après la canicule, c’est la sécheresse qui inquiète désormais les viticulteurs, alors que l’été vient tout juste de commencer.

Jean-Baptiste Bourgeon avec Guillaume Descours