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L'ouragan Irma s'abat sur la Floride: à Miami, "on a peur"

Dimanche, les vents de l'ouragan soufflent sur la Floride

Dimanche, les vents de l'ouragan soufflent sur la Floride - SAUL LOEB / AFP

Ils ont décidé de rester, malgré les consignes d'évacuation. Miami s'est vidée de l'essentiel de ses habitants mais quelques irréductibles se préparent à affronter le cyclone Irma, qui balaie ce dimanche matin l'Etat américain de Floride. RMC a pu joindre des habitants sur place.

Après avoir frappé Cuba et fait 25 morts dans les Caraïbes, Irma poursuit ce dimanche sa course destructrice. Les vents de l'ouragan le plus violent de l'histoire de l'Atlantique soufflent ce dimanche matin sur la Floride, où 6 millions de personnes ont reçu ordre d'évacuer, soit un quart de la population de cet Etat américain. Dans la matinée, l'ouragan est repassé en catégorie 4, sur une échelle de 5. 

"Ce qui nous inquiète, c'est les toitures"

Malgré les consignes, certains ont décidé de rester. C'est le cas de Guy Posschelle, Belge expatrié avec sa femme à Miami depuis 30 ans. Il se dit habitué aux ouragans. Mais avec l'ampleur inédite prise par le cyclone, il a peur de perdre son toit.

"Ce qui nous inquiète le plus c'est les toitures. Il y a des vents très violents. Cela fait un effet "d'aile d'avion". Vous créez une dépression au-dessus de votre toit, et la pression à l'intérieur de la maison fait que le toit va se soulever. C'est ce qui est arrivé dans les îles (des Caraïbes)."

"Nous croisons les doigts", conclut le Wallon.

"On a peur"

RMC a également pu joindre Jason, étudiant américain qui a dû se réfugier dans les les locaux de l'université de Floride, au nord d'Orlando. Il redoute le passage de l'ouragan. 

"Ici c'est une ville fantôme. Beaucoup de gens sont partis, les magasins sont fermés. Il n'y a presque plus d'eau ou de pain. Je suis resté car je ne vous pas être bloqué sur la route. On a peur. Dans la chambre du campus où je suis réfugié, on est 15 étudiants et adultes. On a fait des provisions de nourriture et d'eau. On a mis des sacs de sable devant la porte. Les gens dorment sur le sol, sur des canapés… On essaie de se reposer, et en même temps de rester alerte."

Un autre habitant sollicité par RMC raconte l'angoisse que rencontrent ses amis qui sont restés sur place :

"Ils ont très peur parce qu'ils n'ont plus d'électricité. Certains mettent sur Facebook qu'ils vont bien, qu'ils dorment. Ils ont barricadé leurs maisons avec de sacs de sable. La pluie et le vent sont très très forts. Ils croisent juste les doigts, prient, c'est tout ce qu'ils peuvent faire."

P. C.