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"Objectif Terre": la plus grande éolienne flottante du monde mise en service au Portugal

L’éolien flottant est aujourd'hui en plein expansion. Au Portugal, la plus grande éolienne flottante du monde vient d’être mise en service.

190 mètres de haut: l’éolienne est installée sur une plateforme flottante à 20 kilomètres des côtes de Viana do Castelo, arrimée au fond marin grâce à des chaines à 100 mètres de profondeur. Elle vient d’être reliée au réseau électrique, deux autres gigantesques éoliennes flottantes devraient suivre dans quelques mois. Au total le parc éolien flottant va pouvoir subvenir aux besoins en énergie de 60.000 personnes par an.

Pendant son test, l’éolienne a affronté des conditions météos extrêmes, avec des vagues de 17 mètres, des vents à 110 km/h, et elle a parfaitement résisté. La haute mer permet d’avoir accès à des vents puissants et surtout constants, ce qui donne des éoliennes ultra performantes. 

C’est le gros problème des éoliennes terrestres: elles ne tournent à pleine puissance que 25% du temps. Elles sont aussi souvent critiquées pour leur apparence, qui gâche le paysage. C’est beaucoup moins un souci en pleine mer.

La France mise beaucoup sur l’éolien flottant pour les prochaines années 

La France a un vrai savoir faire. Sa technologie s’exporte même jusqu'au Japon. Aujourd'hui, on a une seule éolienne flottante, elle est au large du Croisic, installée il y a un peu plus d’un an. Et elle fonctionne très bien. En novembre 2019, elle a fonctionné à 90% de sa capacité maximale, de quoi permettre à une voiture de faire 100 fois le tour du monde. 

Dans les futurs projets: 3 parcs éoliens flottants devraient sortir de mer d’ici 2 ans seulement, 3 autres suivront à partir de 2023. Ce qu’il faut savoir c’est qu’en France, on construit des turbines, des pales, des mats pour ces éoliennes, avec à la clé, des créations d’emplois: plus de 1.000 emplois sont prévus dans les prochains mois.

Si pour le moment le prix du kilowater reste assez élevé pour l’éolien flottant, il devrait baisser dans les prochaines années. Autour de 2030, il devrait coûter moins cher que le nucléaire.

Géraldine de Mori