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Ségolène Royal annonce que le gouvernement menace de mettre fin à ses fonctions d'"ambassadrice des Pôles"

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Sur Facebook, Ségolène Royal a dévoilé une lettre du Quai d'Orsay, évoquant son prochain licenciement du poste d'"ambassadrice des Pôles".

L'ex-ministre Ségolène Royal a annoncé mardi que l'exécutif menaçait de "mettre fin" à ses fonctions d'ambassadrice des Pôles en raison de ses critiques récurrentes du gouvernement.

L'ex-candidate à la présidentielle de 2007 publie, sur Facebook, une lettre des ministères des Affaires étrangères et de la Transition écologique, dont le Canard enchaîné a publié le premier des extraits, affirmant qu'il "est envisagé de mettre fin" à ses fonctions au regard de ses "récentes prises de paroles publiques".

Mme Royal reproduit une lettre datée du 7 décembre, envoyée au regard de ses "récentes prises de paroles publiques qui mettent en cause la politique du gouvernement" à laquelle, soulignent les ministères, elle est "étroitement associée" en sa "qualité d'ambassadrice, titulaire d'un emploi à la décision du gouvernement".

La lettre prévient qu'un "prochain Conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à vos fonctions d'ambassadrice". Ségolène Royal, faisant référence à l'article du Canard enchaîné, estime pour sa part que son "licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable".

"Je n'ai pas l'intention de renoncer à ma liberté d'opinion et d'expression"

"Je comprends par cette lettre que le Président de la République va mettre fin à mes fonctions (lors) d'un prochain Conseil des ministres puisque je n'ai pas l'intention de renoncer à ma liberté d'opinion et d'expression garantis par la Constitution. J'en prends acte", ajoute-t-elle sur sa page Facebook.

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, a également lancé dimanche un ultimatum à l'ambassadrice des pôles Ségolène Royal, la sommant de "faire un choix" si elle veut garder sa fonction impliquant un "devoir de réserve".

L'ex-ministre et candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a multiplié ces derniers temps les attaques à l'encontre du gouvernement, publiant en décembre des tweets critiquant le pouvoir sur les pesticides, la réforme des retraites, ainsi que la proximité d'Emmanuel Macron avec "le monde du business mondialisé".

La rédaction de RMC (avec AFP)