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Avec le couvre-feu à 18h," l'heure de pointe" dans les transports en commun s'est décalée

Pour s'ajuster à ce changement brutal, le réseau Ile-de-France Mobilités, chargé des transports franciliens, a annoncé que l'offre de transports allait s'adapter à partir de ce lundi.

En Île-de-France, avec le couvre-feu avancé à 18 heures, l'heure de pointe commence désormais une heure plus tôt, à 15h30. Cela signifie que la fréquence des transports sera renforcée de 25 à 30% pour éviter un engorgement juste avant le couvre-feu.

"Le couvre-feu avancé par l'Etat à 18H00 (à partir de samedi, ndlr) va contraindre certains voyageurs à partir plus tôt que d'habitude", a relevé l'autorité régionale des transports dans un communiqué. "L'offre en heure de pointe du soir commençant actuellement à 16H30, Ile-de-France Mobilités a demandé aux opérateurs de mettre en oeuvre rapidement les renforts avant 16H30 qui seraient nécessaires pour avancer l'heure de pointe", a-t-elle ajouté. "Très concrètement, la région s'apprête à avancer l'heure de pointe de l'après-midi (...), de façon à renforcer l'offre de bus, l'offre de métro dès 15H30 au lieu de 16H30 pour permettre de rentrer plus vite chez soi et pour éviter qu'il y ait un engorgement des transports autour de 17H30/18H00", a précisé Valérie Pécresse, la présidente d'IDFM.

Ensuite, l'offre diminue. Déjà réduite de moitié à partir de 21 heures, elle pourrait l'être dès 19 heures. 

Le réseau Île-de-France Mobilités attend le retour des associations d'usagers avant de se prononcer définitivement: les plans de transports de la RATP, de la SNCF et du réseau Optile des bus de grande banlieue pourraient ainsi être "ajustés", selon le communiqué.

Ailleurs en France, de nombreuses villes ont fait le choix de garder le fonctionnement habituel de leur réseau. C'est le cas à Angers, Toulouse ou Strasbourg.

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La métropole lyonnaise prévoit, elle, d'augmenter le nombre de transports si besoin. 

Dans tous les cas, l'organisation est facilitée par la baisse de fréquentation des transports en commun que toutes les villes ont constatée. Pour l'Union des transports publics et ferroviaires, le nombre d'usagers aurait été divisé par deux depuis le début de la crise sanitaire.

Aymeric Dantreuille avec Guillaume Descours