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Banques: les frais d'incident varient du simple au double selon les établissements

Bonne nouvelle: cette année les tarifs des banques n'ont pas augmenté. Mais certains frais d'incidents pénalisent les clients les plus fragiles.

Aucun tarif en hausse en 2019 c’est ce que nous dit l’Observatoire des tarifs bancaires dans son rapport. C’est en fait la conséquence du gel des tarifs demandé par Emmanuel Macron.

Cerise sur le gâteau, certains frais sont même en baisse: en baisse de 40% sur la gestion de compte par internet. Les alertes SMS et la mise en place d'un prélèvement coûtent aussi moins chers.

D'autres frais sont stables comme l’assurance de votre carte bancaire. Pareil pour les frais de tenue de compte, qui coûtent tout de même une vingtaine d'euros par an en moyenne lorsqu'ils sont payants. Il faut en profiter car certaines banques annoncent un retour à la hausse de leurs tarifs pour 2020.

Problème sur les frais d’incident

Chèque rejeté, découvert… les banques s’étaient engagées au début de l’année à plafonner ces frais d’incidents à 25 euros par mois pour tous les clients fragiles. Et 20 euros par mois pour ceux qui bénéficient d’offres spécifiques sans autorisation de découvert.

Concernant ces engagements, les banques jouent le jeu en 2019 d’après le rapport. Mais si on regarde d’un peu plus près, ce sont les frais non encadrés qui posent problème. Les fameuses lettres de la banque par exemple.Celle qui vous annonce qu’un chèque est rejeté car sans provision peut vous coûter jusqu'à 20 euros. Et quand vous êtes dans le rouge, la lettre qui vous l’indique peut vous être facturée entre 0 et 24,40 euros. Ça peut aller jusqu'à 45 euros pour une notification d’interdit bancaire.

Les banques françaises particulièrement dures avec les clients modestes

Par exemple, nos banques facturent les frais liés aux rejets de prélèvement bien plus cher que nos voisins européens. Ils vont nous coûter en moyenne 18 euros selon l’association des usagers des banques. Contre à peine 3 euros en Allemagne, 7,50 euros en Belgique.

Une double peine pour les 3 millions de clients modestes. Non seulement ils n’arrivent pas à payer leurs factures car la banque bloque le prélèvement, mais ils doivent aussi régler des frais pour incident de paiement. Et ça peut augmenter avec les relances.

Anaïs Bouitcha