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"C'est pas des promesses à perte de vue qu'on veut, c'est du concret!": des "gilets jaunes" réagissent aux annonces de Macron

Pendant près de trois heures jeudi soir, le chef de l’Etat s’est exprimé devant la presse, conviée à l’Elysée. RMC a suivi cette conférence de presse avec des "gilets jaunes" de Brionne, dans l'Eure.

Ils ont commencé par écouter, en silence, le chef de l'Etat. Et puis très vite, les premiers rire, les premiers signes d'agacement et les premiers signes de colère ont fait leur apparition parmi un petit groupe de "gilets jaunes" réunis à Brionne dans l’Eure.

"Il me donne envie de vomir, il me met hors de moi", s'insurge Fanny consternée. "On attendait autre chose. L'école, la laïcité, la religion, quel est le rapport avec la souffrance du peuple exprimée ces mois derniers", explique-t-elle.

"C'est les taxes qu'il faut baisser"

Et même la baisse annoncé de l'impôt sur le revenu ne satisfait pas l'assemblée: "C'est les taxes qu'il faut baisser, c'est du concret c'est ce qu'on met dans notre caddie", tonne Francis. "Ce n'est pas ses promesses à perte de vue qui nous intéressent, c'est du concret, ce qu'on a demandé depuis le début, il n'en a pas dit un mot de ça", déplore-t-il.

"Ça n'a pas servi de leçon ce qu'on a fait"

Et alors même que l'allocution du chef de l'Etat n'est pas terminée, Fanny, se lève et se met à chanter, appelant à ne rien lâcher, immédiatement applaudie par ses amis, qui ont déjà en tête la mobilisation de samedi. 

"On recommence, ça n'a pas servi de leçon ce qu'on a fait. On repart au front, on ne lâche rien", prévient une autre "gilet jaune". Pendant encore une heure et demi, le chef de l'Etat poursuit sa conférence de presse. Mais dans la petite salle prêtée par la mairie de Brionne, le son de la télévision est désormais coupée. Et le parterre déserté. 

Marie Regnier (avec Guillaume Dussourt)