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Centres d'accueil pour les migrants: "La France n’a pas vocation à être un pays d’arrivée" selon la ministre chargée des Affaires européennes sur RMC

Les 28 dirigeants de l'UE ont trouvé un accord vendredi au petit matin sur les migrations lors d'un sommet tendu à Bruxelles.

Les dirigeants des pays de l'UE ont bouclé un accord vendredi au petit matin sur les migrations, salué par l'Italie qui avait menacé de faire capoter leur sommet à Bruxelles si on ne lui manifestait pas plus de solidarité face aux arrivées de migrants. 

"L'Italie n'est plus seule", s'est réjoui le chef du gouvernement populiste italien Giuseppe Conte qui avait fait monter la pression sur ses partenaires européens en bloquant l'adoption de premières conclusions du sommet, avant même que ne commencent les débats sur les migrations. "C'est la coopération européenne qui l'a emporté", s'est félicité le président français Emmanuel Macron devant la presse, jugeant que "la solidarité que nous devons aux pays de première entrée a été actée".

"Plateformes de débarquements" et "centres contrôlés"

Le compromis, conclu à 4h30 du matin après neuf heures de discussions, propose une "nouvelle approche" avec la création de "plateformes de débarquements" de migrants en dehors de l'UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée. Ainsi, pour les migrants secourus dans les eaux européennes, des "centres contrôlés" sont proposés, que les Etats membres mettraient en place "sur une base volontaire", et d'où une distinction serait faite "rapidement" entre migrants irréguliers à expulser et demandeurs d'asile légitimes, qui pourraient être répartis dans l'UE, là aussi "sur une base volontaire".

Sur RMC, la ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau, a indiqué que "a priori, la France n’a pas vocation à être un pays d’arrivée".

Interrogée à plusieurs reprises sur la création de centres d'accueil en France par Jean-Jacques Bourdin, la ministre n'a en réalité jamais donné de réponses claires, répétant à plusieurs reprises que "la France n'est pas un lieu d'arrivée" des migrants. "L'Europe est au plus près désormais des pays de départs (...) On ne force pas un pays à ouvrir un pays d'accueil. Les pays de première arrivée, ce n'est pas la France".

Jean-Jacques Bourdin et X.A