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Contenus hypers violents, actrices malmenées... Ce que contient le rapport du Sénat sur le porno

Un rapport du Sénat révèle les coulisses du monde de la pornographie et pointe une industrie de plus en plus violente, exploitant des actrices de plus en plus jeunes, forcées à tourner des contenus de plus en plus "trashs".

Un rapport sénatorial sur le monde du porno doit être dévoilé ce mercredi. Et les résultats de ce rapport intitulé "Porno: l'enfer du décor", sont horrifiants. Après six mois de travail et des dizaines d'heures d'audition, une analyse des contenus pornographiques les plus plébiscités en France, les 4 rapporteures y décrivent la pornographie comme une industrie génératrice de violences systémiques envers toutes les femmes.

Des actrices, d'abord, très souvent jeunes et vulnérables, et forcées, depuis l'explosion du nombre de vidéos pornographiques, à tourner des contenus de plus en plus "trashs", dans des conditions déplorables dénoncent les sénatrices.

La culture du viol favorisée chez les adultes et les jeunes

Une victime, citée dans le rapport, parle de viols répétés, filmés contre son gré. "Je suis devenue un robot pour me protéger", déclare une autre, forcée à des pratiques sexuelles qu'elle avait refusées.

Aujourd'hui 90% des scènes comportent de la violence, qu'elle soit physique, sexuelle ou verbale. Ce qui favorise la culture du viol, chez les adultes, mais aussi chez les plus jeunes, massivement exposés pointe le rapport.

Face à ce constat, 23 préconisations: parmi elles, faciliter le droit à l'oubli pour les actrices, aborder la pornographie à l'école. Les rapporteures vont jusqu'à proposer de cibler les consommateurs: regarder une vidéo mettant en scène un viol pourrait devenir un délit.

Lucile Pascanet (avec G.D.)