RMC

Crédit d'impôt pour accueillir un réfugié: "Monétiser l'accueil, il n'y a que moi que ça choque?"

Un député propose un crédit d'impôt de 5 euros par nuit pour accueillir des migrants. Un auditeur de RMC estime que ce geste humain ne devrait pas être rétribué.

Le député Aurélien Taché vient de rendre un rapport de 72 propositions concernant l'immigration. Une idée fait débat sur RMC ce mardi matin, celle de proposer des avantages fiscaux pour les Français qui accueillent un réfugié chez eux. Le montant de ce crédit d'impôt : 5 euros par nuit, donc 155 euros par mois au maximum pour loger chez soi un demandeur d'asile ou un réfugié.

L'hébergement citoyen existe déjà depuis plusieurs années, grâce à l'aide d'associations et les résultats en terme d'insertion sont intéressants puisque les réfugiés apprennent plus facilement à parler français. Seul frein : le manque de familles volontaires, d'où l'idée de ce coup de pouce financier.

"Que disait-on des parents qui avaient un troisième enfant dont on expliquait qu'il était l'enfant 'part fiscale"

Un bonus qui ne plaît pas à Nicolas, auditeur de RMC, qui l'a fait savoir au 3216 et qui a témoigné de sa désapprobation à Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin. 

"J'ai quand même un problème à monétiser l'accueil de personnes. Je ne sais pas s'il n'y a que moi que ça choque. Je me souviens il y a quelques dizaines d'années, que disait-on des parents qui avaient un troisième enfant dont on expliquait qu'il était l'enfant 'part fiscale'."

Ces solutions, ce ne sont même pas une goutte d'eau

Nicolas n'en revient donc pas qu'on puisse recevoir de l'argent pour un geste qu'il estime citoyen, et tout simplement normal.

"Je trouve ça quand même assez hallucinant. Je sais pas, je suis peut-être humaniste sans le savoir mais j'ai un gros problème avec ça. Dans le monde près de deux milliards et demi de personnes qui vivent avec moins de 1,50 dollars par jour. Si compare ce chiffre avec les solutions proposé en Europe... Ce n'est même pas une goutte d'eau, c'est l'esprit d'une goutte d'eau." 
J.A. avec Bourdin direct