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D-Day: l'émotion de cet Américain qui ne savait pas que père faisait partie des vétérans de Normandie

Robert et son fils, Andrew, vont participer à toutes les cérémonies de la commémoration du D-Day pour rendre hommage aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale.

C’était il y a 75 ans, le débarquement en Normandie. Le 6 juin 1944, plus de 132.000 soldats s’élançaient sur les plages normandes. 

Après les commémorations en Angleterre mercredi, et l'hommage aux résistants fusillés mercredi soir à Caen, les commémorations se poursuivent ce jeudi. 160 vétérans de la Seconde Guerre mondiale devraient assister à ces commémorations tout comme de nombreux touristes. 

Le mémorial de Caen organise d'ailleurs des excursions de quelques heures sur les sites emblématiques du D-Day comme La Pointe du Hoc, le Cimetière américain de Colleville, et les plages du débarquement, comme celle d'Omaha Beach. Près de 12.000 personnes sont attendues. Parmi elles, une famille américaine.

Pourtant, il y a encore un an, Robert ne savait pas que son père faisait partie des vétérans américains du Débarquement.

"Mon père était sur un cargo de la flotte américaine. Il ne nous a jamais vraiment parlé de la guerre, je ne savais rien de ce qu’il avait vécu jusqu’à ce que ma mère me donne son journal de bord. En lisant, j’ai compris qu’il avait participé au Débarquement. C’est irréel de se retrouver sur cette plage, mais c’est aussi très triste", affirme-t-il.

"Beaucoup de courage"

Ce journal, Robert, et son fils Andrew, l'ont apporté avec eux, de Chicago jusqu'ici, à Omaha Beach. Il contient des notes, des lettres et des photos. "Ça, c’était son bateau. Et là, il est écrit le mercredi 2 juin, juste avant le débarquement ‘Toujours au port, il y a beaucoup d’hommes. Le D-Day doit être proche.’"

Andrew vient de fêter ses 24 ans. L'âge qu'avait son grand-père en juin 1944.

"C’est fou, on ne peut pas s’imaginer tout ce qui s’est passé à l’époque même en le lisant de ses propres mots. Je ne suis pas seulement fier de lui, je suis fier de tout ceux qui ont participé au D-Day, si jeunes, sans savoir ce qui se passe. Il faut beaucoup de courage", estime ce petit-fils de vétéran américain.

Pour poursuivre ce travail de mémoire, Andrew et son père vont assister aux commémorations jusqu'à la fin de la semaine.

Anaïs Bouitcha avec Guillaume Descours