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Deux policiers agressés après un contrôle routier à Aulnay-sous-Bois: ce que l'on sait

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Les deux hommes ont été agressés par trois individus dimanche. Une enquête pour violences sur personnes dépositaires de l'ordre public a été ouverte.

"Epaule démise" et "douleurs aux côtes": deux policiers ont été agressés par une quinzaine de personnes après un contrôle routier dimanche à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Une enquête pour violences sur personnes dépositaires de l'ordre public a été confiée au commissariat local, et une personne a été interpellée, a indiqué le parquet de Bobigny.

L'un de ces deux fonctionnaires, motards au sein de la CSI (compagnie de sécurisation et d'intervention), a eu "l'épaule démise" et le second souffre "de douleurs aux côtes", selon une source policière.

Des images de vidéos amateurs, diffusées sur les réseaux sociaux, montrent les deux motards, dont l'un est à terre, aux prises avec un individu pendant que deux autres hommes leur assènent des coups de pied.

Une compagnie visée par des plaintes

Les CSI sont des services de police qui participent à la sécurisation des quartiers difficiles et à des missions de maintien de l'ordre. La compagnie de Seine-Saint-Denis est visée par une quinzaine d'enquêtes pour vol, violences, détention de drogue et faux en écriture publique. Quatre agents ont été mis en examen en juillet, ce qui avait conduit le préfet Didier Lallement à annoncer la "dissolution" de la compagnie. Elle a finalement été simplement réorganisée, et placée sous l'autorité de la CSI de Paris. 

Le préfet de Police de Paris, dont dépendent ces fonctionnaires, a déclaré sur Twitter "apporter son soutien aux deux motards de la #CSI93, violemment pris à partie à #AulnaySousBois", "blessés" et "conduits en milieu hospitalier".

"Encore une fois des policiers lynchés alors qu'ils ne faisaient que leur métier! #Aulnay. Face à ces images intolérables que fait l'Etat pour renforcer les effectifs manquant et prononcer enfin des sanctions vraiment dissuasives et exécutées ?", a également réagi Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France.

De son côté, le numéro deux du Rassemblement national Jordan Bardella a estimé sur Twitter que cette agression montrait "la réalité des violences au faciès, celles commises tous les jours contre ceux qui portent un uniforme et représentent l'Etat français".

La rédaction avec AFP