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A Massy, la conscience écologique des élèves éveillée au sein même du collège Gérard Philipe

Jean-Michel Blanquer va annoncer la mise en place d'eco-délégués, des élèves qui seront chargés de sensibiliser leurs camarades aux gestes quotidiens nécessaires pour le climat.

La lutte contre le réchauffement climatique concerne tout le monde, mais surtout les jeunes qui représentent les générations futures. En réponse aux lycéens et collégiens engagés pour le climat, Jean-Michel Blanquer veut mettre en place des éco-délégués dans les établissements. Il est vendredi matin au collège Pierre Mendes France à Paris pour présenter cette mesure. Avec celle-ci, des élèves seront chargés de sensibiliser leurs camarades aux gestes quotidiens qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique.

Tri des déchets, éteindre les lumières, gestes éco-responsables, lutte contre le gaspillage... Des gestes déjà présents dans certains établissements. 

Deux heures par semaine, 70 collégiens quittent le béton de la cour de récréation du collège Gérard Philipe à Massy pour retrouver derrière les bâtiments, leur petit coin de nature. Dans son potager Émilie, 13 ans est heureuse.

"On se sent mieux ici. Il y a de la verdure, plein de plantes, c’est très diversifié alors que dans la cour c’est que du béton au sol", affirme-t-il. 

Une bouffée d'oxygène, mais pas seulement, ce potager, c'est une prise de conscience écologique pour Jeanne 13 ans. "Les plantes, c’est ce qui nous permet de respirer donc faut en prendre soin, il faut en planter de plus en plus", explique-t-elle.

Sur la base du volontariat

De jeunes éco-citoyens qui souhaitent partager au maximum leurs découvertes. Nazim est en 4e. Il fait partie du club ruche. "J’en parle à mes parents, je ne sais pas s’ils ont conscience de la fragilité de la nature en fait", se demande le jeune homme. 

Depuis 4 ans, le collège sensibilise ses élèves au développement durable notamment grâce à l’élection d'éco-délégués. Un projet qui repose sur l'engagement des professeurs et des élèves. 

"C’est une dynamique qui est propre à l’établissement. C’est un temps supplémentaire par rapport à nos cours classiques. Et les élèves aussi, c’est sur la base du volontariat. C’est ouvert à ceux qui sont motivés pour monter des projets et travailler un peu différemment", détaille Vincent Robert enseigne les sciences de la vie et de la terre. 

Les éco-délégués seront généralisés au mois d'octobre, mais pour l'instant aucun moyen financier n'est prévu par le gouvernement mettre en place ce projet. 

Romain Poisot avec Guillaume Descours