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Ado tabassée à Reims: "Il me frappait avec des bâtons, je n'avais plus envie de retourner au collège" confie une autre jeune fille

Au collège Saint-Rémi, dans le centre-ville de Reims, l’atmosphère est depuis particulièrement tendue. Les parents notamment s’inquiètent. L’agresseur était déjà connu pour être un élément perturbateur dans l’établissement.

Garde à vue prolongée mercredi soir pour les deux collégiens toujours en garde à vue dans le cadre d’une altercation devant leur établissement à Reims.

Les faits se sont déroulés lundi: un jeune garçon s'en est violemment pris à une fille de son collège, juste devant l’établissement. Le tout filmé par un autre camarade et diffusé ensuite sur les réseaux sociaux.

L’agresseur était connu comme un élément perturbateur de son collègue explique un membre de la direction. L’année dernière Sarah, une autre collégienne, affirme avoir été victime de violences de la part de ce garçon.

“Il m’a harcelé en cinquième. Il me frappait avec des bâtons, il m'embêtait tout le temps, tous les jours. Il avait déjà frappé d’autres personnes et je n‘avais plus envie de retourner au collège”, assure-t-elle.

Colère des parents d'élèves

Sarah, comme nombre de ses camarades, a été choquée par ce passage à tabac. Et encore plus par la volonté de diffuser cette scène sur les réseaux sociaux. “Ils ont filmé pour l’humilier. Quand ils ont filmé, il y avait des filles qui rigolaient derrière. J’ai trouvé ça stupide parce qu’on ne rigole pas de quelqu’un qui se fait taper”, confie-t-elle.

L’auteur de la vidéo est en garde à vue avec l’agresseur. Pour Sabrina, la mère de Sarah, la direction du collège aurait pu éviter ce déchaînement de violences. 

“J’ai été très choquée. J’imagine que ça aurait pu être ma fille. Je leur en veux parce que je me mets à la place de la gamine. S’ils avaient fait leur travail avant ce ne serait pas arrivé, il l’aurait viré du collège et voilà”, assure-t-elle. 

D’après un membre de la direction, le jeune homme passera en conseil de discipline, et peut être aussi l’auteur de la vidéo.

Maxime Brandstaetter avec Guillaume Descours