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"C’est une période assez stressante et les jeunes n’ont pas besoin de ça": les enseignants menacent de faire de la rétention de copies du bac

Dénonçant le silence de Jean-Michel Blanquer face à leurs revendications, les enseignants menacent de faire de la rétention de copie, alors que les résultats du bac sont attendus ce vendredi.

Nouvelle menace sur le bac. Après les grèves de surveillance, les profs menacent cette fois-ci de faire de la rétention de copies alors que les résultats sont attendus ce vendredi.

Ces professeurs comptent bien corriger les copies mais veulent rendre les notes au dernier moment ou en retard, le 4 juillet au lieu du 2, ce qui pourrait retarder l'annonce des résultats. Une nouvelle façon pour les enseignants de protester contre la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer, au risque de se fâcher avec les associations de parents d'élèves qui ont déjà prévu de manifester.

"C'est une période assez stressante et ils n'ont pas besoin de ça"

C’est le cas à Dijon, où des parents inquiets prévoient de se rassembler devant le rectorat ce lundi.

Samuel Delalande président de l'Apel de Dijon, une association de parents d'élèves, n’est pas en colère mais plutôt inquiet: "On a des jeunes en attente des résultats, il y a la perspective des oraux de rattrapage et ceux qui sont sur les listes d’attente de Parcoursup", explique-t-il à RMC.

"Le bac est une étape dans leur parcours, c’est une période assez stressante et les jeunes n’ont pas besoin de ça. La méthode n’est pas bonne à notre avis", ajoute-t-il.

"Le ministre persiste dans le silence"

Mais pour les professeurs, ce nouveau mode d'action est nécessaire pour espérer être entendu, alors que 100.000 copies pourraient être concernés selon un sondage en ligne réalisé par "Bloquons Blanquer", un collectif d’enseignant.

"Pour nous il s’agit de défendre aussi bien les élèves que les personnels. Nous ne portons pas la responsabilité de ce qu’il va se passer, c’est le ministre qui en porte l’entière responsabilité. Ça fait des mois que les collègues sont mobilisés et il est regrettable que le ministre persiste dans le silence et le refus d’entendre nos revendications", fait valoir Frédérique Rolet la secrétaire générale du syndicat SNES-FSU.

Passé le 2 juillet, chaque jour sera considéré comme un jour de grève et l’enseignant se verra amputé de 1/30 de sa paie du mois.

Louise Bernard (avec Guillaume Dussourt)