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Des policiers et des pompiers visés par des tirs de mortiers devant un lycée de Compiègne: ce que l'on sait

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Selon les premiers éléments, les lycéens entendaient protester contre la décision du proviseur de maintenir les cours en présentiel à 100%.

Peu avant 7h30, les pompiers sont appelés pour des feux de poubelle et de palette devant le lycée Mireille Grenet de Compiègne, dans l’Oise. Lorsqu’ils arrivent sur place accompagnés de policiers, comme la procédure l’exige désormais, ils subissent des jets de projectiles et des tirs de mortier les obligeant à reculer.

Les jeunes en profitent alors pour vandaliser la voiture de police. Plusieurs vidéos circulent sur les réseaux sociaux. On y voit justement ces personnes se servir librement à l’intérieur du véhicule, dont les vitres et les portes sont cassées. Un casque, des gilets et des boucliers ont été volés avant d’être retrouvé. Lors de l’intervention, un pompier a été blessé puis transporté à l’hôpital.

"Plusieurs dizaines" de jeunes gens cagoulés selon le directeur de cabinet de la préfecture Cyriaque Bayle, "entre 50 et 80" selon le commissaire de Compiègne Pierrick Boulet auraient pris pour cible cet équipage. "Ils ont ensuite été dispersés", précise-t-il: quatre personnes ont été interpellées selon la préfecture. La situation est depuis redevenue calme. 

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A l'issue de ces heurts, cinq mineurs de 15 à 16 ans ont été interpellés, selon la procureure de Compiègne Marie-Céline Lawrysz: trois étaient en possession d'objets manifestement dérobés dans le véhicule de police, deux pour jets de projectiles contre les forces de l'ordre. Il n'était pas encore déterminé à la mi-journée si ces adolescents étaient scolarisés dans ce lycée ou pas.

Du côté du lycée, on nous précise que des appels à mettre le feu a l’établissement avaient été repérés dimanche sur ces mêmes réseaux sociaux. Le mouvement serait né d'un groupe d'élèves qui protestait contre la décision du proviseur de maintenir les cours en 100% présentiel. Aucun lycéen n’a été accueilli ce matin dans l’établissement. Les professeurs actuellement réunis devraient eux, exercer leur droit de retrait.

Ces heurts interviennent alors que des violences urbaines ont éclaté mercredi et jeudi dans le quartier proche du Clos-des-Roses, où les forces de l'ordre avaient également essuyé des tirs de mortier et connu pour être une plaque tournante du trafic de drogue. 

Florian Chevallay (avec G.D.)