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Education nationale: Pap Ndiaye prévoit "des hausses de rémunération importantes" en septembre 2023

Le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, était invité sur RMC et BFMTV ce mercredi matin. Il est notamment revenu sur le problème d'attractivité du métier d'enseignant, avec une pénurie à prévoir en septembre 2023. Une attractivité en berne que le gouvernement tentera de combler avec des hausses de salaire.

Emmanuel Macron avait promis au moment de sa réélection qu’aucun nouvel enseignant ne commencerait sa carrière à moins de 2.000 euros nets par mois. Une promesse qui sera tenue, assure le gouvernement. Mais ce n’est pas la seule promesse qu’avait faite Emmanuel Macron selon Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du syndicat enseignant SNES-FSU.

“Lors du débat de l’entre-deux tours, Emmanuel Macron avait promis une augmentation de 10% pour tous les enseignants sans contrepartie en janvier 2023. On est en janvier 2023, rien n’est prévu, les fiches de paie ne vont pas bouger”, indique-t-elle ce mercredi matin sur RMC.

Le ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, lui a répondu peu après face à Apolline de Malherbe. "Nous prévoyons des hausses de rémunération importantes à partir de septembre 2023, mais nous savons également que l’attractivité du métier d'enseignant ne dépend pas que du salaire. Il y a d’autres questions. Des questions relatives à la carrière du métier", explique-t-il.

Encore un manque d'enseignants après l'été

Pas d’augmentation à prévoir avant septembre 2023 donc, selon le ministre, qui confesse que l’attractivité est un réel problème depuis déjà plusieurs années et qu’il se posera encore dans le futur.

"Nous savons que nous allons ouvrir des postes et que tous les postes ne seront pas pourvus. Donc nous ferons appel, comme l’année dernière, à des enseignants contractuels. Nous avons besoin de ces derniers dans des proportions un peu plus importantes que ce que nous souhaitons", appuie-t-il.

Si la question du manque d’enseignant se pose pour la rentrée prochaine, un autre problème devrait arriver beaucoup plus rapidement pour l'exécutif avec l’arrivée de la réforme des retraites. En effet, des syndicats d’enseignants ont d’ores et déjà affirmé que la mobilisation sera forte en cas de recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ou 65 ans.

Guillaume Descours