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Lutte contre le communautarisme: Macron veut la fin de l'enseignement dispensé par des imams détachés

Le chef de l'Etat veut la fin des "imams détachés", envoyés en France par d'autres pays et dispensant des enseignements en langues étrangères.

Une puissance étrangère peut-elle financer la construction d'une mosquée ou l'apprentissage des langues en France ? Pour Emmanuel Macron, la réponse est non. Le chef de l'Etat a dévoilé ses premières mesures de lutte contre le communautarisme à Mulhouse mardi. Il a demandé un contrôle renforcé des financements étrangers des lieux de culte et la fin des "imams détachés" envoyés en France par d'autres pays ainsi que des enseignements en langues et cultures étrangères tels qu'ils existent actuellement.

Chaque année 80.000 élèves suivent ces cours dispensés par des enseignants désignés par les gouvernements d'autres pays. Problème selon Emmanuel Macron, de plus en plus de professeurs ne parlent pas du tout le Français et l'Education nationale ne peut vérifier leur travail et n'a pas le contrôle sur les programmes.

Alors à partir de la rentrée prochaine, ce dispositif - pointé du doigt depuis plusieurs années notamment en 2016 par l'ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem - sera remplacé par des cours beaucoup plus encadrés et donnés par des enseignants qui maîtrisent la langue assure le chef de l'Etat. Les neuf pays concernés ont à ce stade tous accepté la réforme sauf la Turquie. "Si elle refuse nous bâtirons nous mêmes une offre périscolaire", a déclaré Emmanuel Macron.

Anne-Sophie Balbir (avec Guillaume Dussourt)