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Prof frappée par un élève de 15 ans au lycée Montaigne de Paris: "Elle va bien mais est extrêmement choquée"

DOCUMENT RMC - Au micro des "Grandes Gueules", la présidente de la FCPE du prestigieux lycée Montaigne estime que l'heure est à l'écoute des élèves et de la prof frappée en plein cours, avant d'évoquer le sort de l'agresseur de l'enseignante.

Une professeur de mathématiques du lycée Montaigne dans le 6e arrondissement a été violemment agressée lundi après-midi en plein cours.

Selon les premiers éléments, un élève de seconde âgé de 15 ans, lui aurait assené de nombreux coups de poings après une altercation. L’élève aurait d’abord placé son front contre celui de la prof puis lui aurait asséné trois coups de poing avant que d’autres élèves ne s’interposent.

"J’étais dans le même collège que lui avant, il était déjà violent. Il a insulté la prof, il s’est approché d’elle et l’a frappé", témoigne une élève de la classe au micro de BFMTV. "Elle est tombée par terre en sang. Je suis directement allé voir l’infirmière et en remontant on nous a évacué". L’enseignante présente une plaie de 5 centimètres sur le front ainsi que plusieurs hématomes sur le visage.

"Les enfants sont choqués et malheureux parce que c’est une prof qu’ils estiment"

"L’enseignante va bien mais elle est extrêmement choquée. Concernant l’élève, je pense qu’aujourd’hui ce n’est pas le sujet. Il faut d'abord parler avec les enfants", assure ce mardi sur RMC Véronique Bonneau-Lambert, présidente de la FCPE du lycée Montaigne.

"Une cellule psychologique a été mise en place par le rectorat, comme nous l’avons demandé dès que nous avons connu l’agression: les enfants sont choqués et malheureux parce que c’est une prof qu’ils estiment. Ils sont démunis face à la violence. Il faut parler avec les enfants et le corps enseignant extrêmement bouleversé pour leur collègue. Chaque chose en son temps", ajoute-t-elle.

Et peu importe que l’agression ait eu lieu dans un lycée public situé dans le riche 6e arrondissement en face du jardin du Luxembourg, dans les quartiers huppés de la capitale:

"Nous avons les mêmes problèmes qu’ailleurs: des classes surchargées, des profs manquants non-remplacés. C’est un problème structurel lié à l’éducation nationale. On est dans un quartier plus favorisé avec un beau bâtiment mais les problèmes sont les mêmes, la preuve", conclut Véronique Bonneau-Lambert.

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Guillaume Dussourt