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Repas végétariens à l'école: qu'en pensent vraiment les enfants?

Un repas végétarien par semaine à la cantine, c'est ce que veulent expérimenter des députés de la majorité. Ils ont déposé un amendement au projet de loi alimentation qui sera examiné au Sénat ce mardi. C'est déjà le cas dans certaines cantines scolaires.

C'est l'un des amendements au projet de loi alimentation: le menu végétarien dans les cantines scolaires, au moins une fois par semaine. Amendement qui a passé la première lecture à l'Assemblée Nationale, malgré l'avis défavorable du gouvernement.

Ce menu végétarien, ce n'est pour l'instant qu'une expérimentation, qui doit durer deux ans. Mais certaines municipalités le font déjà. 14.000 repas servis en cantine chaque jour à Lille et deux fois par semaine, il n'y a ni viande ni poisson. Et cette formule semble satisfaire tout le monde.

"C’est bien pour la santé et pour l’écologie"

Dans cette école, le repas d’hier midi c'était: "Des œufs, avec des légumes et du boulgour". Kylian, a donc mangé végétarien, comme ses camarades qui ont semble-t-il compris pourquoi: "C’est bien pour la santé et pour l’écologie". Alors évidemment ça ne peut pas plaire à tout le monde: "Quand on a ça dans l’assiette moi, ça me dégoûte quand même. J’aime pas les légumes".

"Il n’y a aucun problème au niveau des apports"

Mais ici, c'est deux fois par semaine, et ça ne pose aucun souci à Mohamed El Messoudi, responsable des cantines scolaires à Lille.

"L’offre sur le marché est suffisante pour substituer la viande par beaucoup d’autres produits. Aujourd'hui vous avez une omelette par exemple. Vous avez de la semoule, des céréales. Il n’y a aucun problème au niveau des apports".

"Je mange et j’apprends en mangeant"

Il y a bien sûr des enjeux de santé, mais il y a bien plus que ça, pour l'adjointe au maire de Lille chargé de l'éducatif, Charlotte Brun.

"Il y a une dimension pédagogique par l’acte. Je mange et j’apprends en mangeant à la fois à diversifier mes menus et ils sont vraiment conscients des enjeux environnementaux. C’est les premiers qui sont en demande de pouvoir y répondre".

Et puis l'enjeux économique aussi, ces repas végétariens coûtent 30% moins cher, que ceux avec un morceau de viande ou de poisson.

Thomas Chupin (avec C.P.)