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Un simulateur de retraite provoque la colère des enseignants

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Ce jeudi, plus de 51% des enseignants du primaire étaient en grèves et plus de 42% dans le secondaire selon l'Education Nationale. Et la grève est reconduite ce vendredi. Une mobilisation, basée sur la crainte de perdre une partie de leur pension de retraite et alimentée par un simulateur peu fiable.

Certains enseignants citent depuis plusieurs semaines des chiffres sur le manque à gagner que représenterait pour eux cette réforme des retraites.

Des calculs, qui proviennent d'un simulateur que le SNES-FSU, principal syndicat dans le secondaire, a mis en ligne en novembre. Simulateur qui se base principalement sur les conclusions du rapport Delevoye rendu en juillet.

Une méthode de calcul basée sur des hypothèses

Les chiffres ont de quoi faire peur avec ce simulateur sauf que la méthode de calcul se base sur des hypothèses.

180.000 enseignants ont fait le test selon le SNES-FSU. Avec cette réforme, ils perdraient de 300 à près de 1.000 euros par mois. En fonction de leur durée de cotisation, de l'année du début de leur carrière, des heures supplémentaires effectuées ou encore de leur statut. Le problème, c'est qu'une grande partie de la réforme est inconnue à ce jour.

Le simulateur se base notamment sur une valeur du point qui peut encore changer. Il n’intègre pas certaines bonifications: les primes pour enfants nombreux et les indemnités géographiques pour ceux qui ont toujours travaillé dans des zones prioritaires notamment.

Certaines bonifications exclues

Et puis surtout, ce simulateur fait comme si la réforme allait s'appliquer dès demain. Or, le gouvernement n'a révélé à ce jour ni la durée, ni les modalités de transition des retraites vers l'éventuel régime universel. Bref, un simulateur tout aussi imprécis que la réforme reste floue à ce jour.

Pierrick Bonno (avec C.P.)