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Gilet jaunes: Samedi, on a pris une raclée, on a été minables

Selon Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police-FO, les forces de l'ordre ont été complètement dépassées le week-end dernier. Ils pointent notamment du doigt la stratégie mise en place.

Ils étaient près de 1500 samedi dans les rues de Paris. Des casseurs, ainsi que des black block, ont cassé des vitrines, incendié kiosques à journaux, commerces ainsi qu’une banque. Malgré un dispositif policier conséquent, la violence n’a pas été contenue. Pire, les forces de l’ordre ont semblé totalement débordées face à cette vague de violences. 

Une sensation que confirme Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police-FO. "Samedi, on a subi. On a été minable. On a pris une raclée", affirme-t-il. Mais pourquoi des forces de l’ordre, équipée, organisée, armée, n’ont pu contenir ces manifestants violents? 

Selon le syndicaliste, c’est d’abord parce que les ordres donnés n’ont pas été les bons.

"On a attendu. Les forces déployées sur le terrain pour une réactivité immédiate n’étaient pas les bonnes forces. On sait que les gendarmes mobiles, qui sont d’excellents professionnels, ne sont pas aussi rapide à la manœuvre que peuvent l’être les CRS", détaille-t-il. 

Les appréhender en amont des manifestations

Surtout, ils ont fait face à des individus déterminés, organisés et difficilement identifiables. En effet, selon Yves Lefebvre, ces Black Block sont comparables à une armée. "Le véritable black-block, le pro de la guerre urbaine, parce que c’est une armée particulièrement entraînée, il ne se fait jamais arrêté", explique-t-il. 

Comment s’y prendre alors pour éviter ce type de débordement ? Pour le syndicaliste, il faut les appréhender en amont avec des contrôles aux péages. "On ne les aura pas tous, on n'arrivera jamais au risque zéro, mais on neutralisera une grande partie d’entre eux", explique-t-il. 

Une opération qui avait été menée le 8 décembre, et qui avait porté ses fruits. Elle n'a cependant jamais été reconduite depuis. 

Guillaume Descours