RMC

"Ils ont attaqué la maison France", dénonce Benjamin Griveaux après l'intrusion dans son ministère

RMC
Une quinzaine d'individus ont défoncé la porte du ministère de Benjamin Griveaux à l'aide d'un chariot élévateur. Ils ont ensuite vandalisé plusieurs véhicules avant de prendre la fuite.

C’est un nouveau symbole auquel s’en sont pris des "gilets jaunes" samedi à Paris. En marge de la mobilisation, des manifestants ont, avec un engin de chantier, transpercer la porte d’un ministère avant de s’introduire dans les locaux provoquant l’évacuation du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. 

Il est environ 16h30 lorsqu’une quinzaine d’individus, cagoulés et habillés de noir pour certains, d’autres portant des gilets jaunes, s’approchent du bâtiment. Ils foncent sur la porte du ministère avec un chariot élévateur enfoncent la porte et pénètrent alors dans la cour où ils vandalisent plusieurs voitures avant de repartir rapidement. 

Pendant ce temps, l'officier de sécurité prévient le secrétaire d’Etat au travail dans son bureau qu'il faut évacuer au plus vite. Le porte-parole du gouvernement son équipe sortent en urgence par l'arrière du bâtiment. Pour Benjamin Griveaux: c'est la forme démocratique du gouvernement qui a été attaquée. 

"Ceux qui ont utilisé aujourd’hui un engin pour enfoncer la porte de ce ministère, ils ont attaqué la maison France. C’est le fait, à nouveau, d’une minorité, mais qui appelle en permanence à l’insurrection, à renverser le gouvernement, à armer la population. Lorsqu’un ministère est attaqué, lorsqu’un bâtiment public est attaqué, lorsqu’on s’en prend à un membre du gouvernement, à un parlementaire, à un élu local, évidemment que c’est gravissime. Ceux qui veulent radicaliser le mouvement, l’instrumentaliser politiquement, ils trouveront toujours face à eux une République qui se tient debout », a-t-il déclaré.

Macron promet que "justice sera faite"

Une enquête a été confiée au troisième district de la police judiciaire de Paris pour des faits de dégradations et d'intrusion dans les locaux du secrétariat d'état de Benjamin Griveaux. Après cette nouvelle journée de mobilisation, Emmanuel Macron a de nouveau dénoncé les violences dans un tweet. "Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République - ses gardiens, ses représentants, ses symboles. Ceux qui commettent ces actes oublient le cœur de notre pacte civique. Justice sera faite. Chacun doit se ressaisir pour faire advenir le débat et le dialogue". 

Chez Les Républicains aussi, on juge les scènes de samedi inacceptables. "Nous condamnons avec la plus grande fermeté toutes ces violences, les violences contre monsieur Griveaux et son ministère, les violences contre nos forces de police. S’attaquer à ces symboles de la République, c’est inadmissible, rien ne le justifie. On est monté encore d’un cran et il faut maintenant que les choses cessent", indique Laurence Saillet porte-parole des LR. 

Claire Checcaglini (Avec G.D)