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"Grand débat national": ces mesures pour le pouvoir d'achat qu'Emmanuel Macron devrait prendre

Emmanuel Macron devait s'adresser aux Français lundi soir. Mais l'incendie qui a frappé Notre-Dame de Paris l'a contraint a repoussé ses annonces qui ont depuis fuité dans la presse.

Toute l’attention est tournée vers Notre-Dame de Paris. L’incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale est devenu le sujet prioritaire notamment du gouvernement comme l’illustre le Conseil des ministres qui sera pleinement consacré à ce sujet ce mercredi.

De ce fait, ceux qui attendaient les annonces d’Emmanuel Macron après le "Grand débat" devront faire preuve de patience même si depuis mardi, certaines ont fuité. Et ces mesures concernent avant tout le pouvoir d’achat. Le président veut baisser les impôts pour les classes moyennes, à travers, peut-être, un allégement du taux d'imposition pour les premières tranches de revenu. 

La prime exceptionnelle sera pérennisée, et pourra désormais être versée chaque année dans les entreprises. Elle sera comme cette année, totalement exonérée d'impôt et de cotisations sociales. Enfin, troisième mesure, les pensions de retraite de moins de 2000 euros seront à nouveau indexés sur l'inflation à partir de janvier. C'est-à-dire qu'elles augmenteront au même rythme que les prix. Ces mesures devraient coûter 3 milliards d'euros par an, voire plus en fonction des arbitrages retenus.

Quel financement pour ces mesures?

Pour financer ces mesures, le président évoque la suppression de certaines niches fiscales et l'allongement de la durée du travail, sans plus de précision. Selon le numéro un de Force ouvrière, le président de la République tape à côté. Yves Veyrier plaide d'abord pour une évaluation des "140 milliards d'euros d'aides publiques accordées chaque année aux entreprises. Est-ce qu'elles sont efficaces pour l'emploi? Est-ce qu'elles sont contrôlées? Sanctionnées? Ce sont les questions premières qu'il faut soulever", affirme-t-il.

Outre ces mesures qui touchent au portefeuille, d’autres devraient également être faites. Emmanuel Macron devrait s’engager à ce qu’il n’y ait plus aucune fermeture de classe ou d'hôpital jusqu'à la fin du quinquennat, dans trois ans, sauf si ce sont les maires qui en font la demande.

Dans son texte, le président s'engage aussi à mettre en place des RIC, des référendums d'initiative citoyenne, mais seulement sur des sujets d'intérêt local. Et enfin une mesure symbolique : la suppression de l'ENA, dans le cadre d'une réforme plus large de la formation des élites.

Victor Joanin avec Guillaume Descours