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"Il n'en reste rien, il va nous manquer": l'orgue détruit par les flammes attriste les fidèles Nantais

Deux jours après l’incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, on évoque déjà sa reconstruction.

Deux jours après l’incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, on évoque déjà sa reconstruction. Si les dommages sont moins importants que celle de Notre-Dame-de-Paris, sa remise en état prendra plusieurs années selon les spécialistes.

A noter parmi les pertes, un tableau de Flandrin, peintre du 19e, d’une valeur inestimable. Et bien sur l’orgue de la cathédrale, qui reste la principale victime des flammes. L’instrument n’est plus qu’un tas de gravats.

"On peut peut-être prendre le pari d'aller vers un instrument résolument plus moderne"

Nous avons rencontré, Etienne Fercheau, le directeur artistique et maître de chapelle à la cathédrale de Nantes. Assis derrière son clavecin, son humeur est morose, il est très affecté par la destruction de l’orgue dans l’incendie de la cathédrale. "Il n'en reste rien, il va nous manquer", souffle-t-il.

Sa réaction lorsqu’il a vu l’état de l’instrument ? D’abord une grande colère, puis une ambition: celle de reconstruire.

"C'est une priorité. Il faut un orgue à la cathédrale de Nantes. On ne va pas refaire le même, c'est sûr. On peut peut-être prendre le pari d'aller vers un instrument résolument plus moderne."

Deux à cinq ans de travaux?

En plus de l’orgue, m’ensemble de la verrière à disparu, les vitraux et certaines pierres ont explosé sous l’effet de la chaleur. La reconstruction se fera en plusieurs étapes selon Valérie Gaudard, conservatrice régionale des monuments historiques à la DRAC.

"La première phase sera celle de la sécurisation d'urgence. Et ensuite toute la phase de réparation et de restauration, il y a une énorme partie de nettoyage."

Pour Christophe Loeb, directeur de l’entreprise en charge des travaux, impossible de savoir quand les premiers visiteurs pourront retourner dans l’édifice.

"C'est au moins quelques années, difficile de dire combien, deux ans, trois ans, cinq ans..."

Pour aider à sa reconstruction, la Fondation du patrimoine a lancé ce weekend un appel aux dons.

Florian Chevallay (avec J.A.)