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Indochine refuse de jouer à Perpignan, ville aux mains du RN: "C'est minable" tacle Périco Légasse

Le groupe Indochine menace d'annuler sa venue au festival Les Déferlantes qui devait se tenir dans une petite ville des Pyrénées-Orientales avant de se déplacer à Perpignan, une municipalité aux mains du Rassemblement national. Le groupe de rock se refuse en effet de jouer dans une ville sous la houlette du parti d'extrême-droite.

Indochine ne veut pas de Perpignan. Le célèbre groupe de rock refuse de jouer dans la ville des Pyrénées-Orientales, aux mains du Rassemblement national. Le groupe de Nicolas Sirkis a menacé ce samedi d'annuler sa venue dans la ville de Louis Aliot. Initialement, le groupe devait se produire au festival des Déferlantes normalement prévu pour se tenir à Céret une autre ville des Pyrénées-Orientales mais a finalement été déplacé à Perpignan donc.

"Hier matin, nous avons été mis devant le fait accompli, que le Festival Les Déferlantes, où nous sommes programmés le 8 juillet, se déplaçait à Perpignan au lieu du site initialement prévu. Nous demandons expressément à la direction des Déferlantes de déplacer ce festival dans un autre lieu, faute de quoi, nous annulerons notre venue", a assuré Indochine via son compte Twitter samedi.

"Un artiste à le droit de faire de la politique"

"La direction regrette que musique et politique soit associée", a assuré l'organisation des Déferlantes. "Les Déferlantes est un festival non politisé qui a pour seule vocation la fête et le partage autour d'une programmation musicale éclectique, intergénérationnelle et de qualité", a assuré l'organisation sur son compte Facebook.

"Un artiste a le droit de faire de la politique, c'est parfois le propre d'un artiste même", défend ce lundi sur le plateau d'Estelle Midi Jérôme Lavrilleux. "Je peux être en désaccord avec leur message mais d'avoir un message politique ou même de ne pas en avoir", ajoute-t-il sur RMC et RMC Story.

"Mais c'est un festival indépendant. Qu'il se joue à Perpignan ou ailleurs, la mairie n'a pas de droit de regard sur la programmation, je ne vois pas pourquoi Indochine n'irait pas", tempère-t-il.

"Nicolas Sirkis est un vieux con"

"C'est leur droit", abonde Pierre-Edouard Magnan. "Mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne manière, en voulant punir une mairie, de punir une commune. A la fin, je pense que c'est contre-productif", estime-t-il.

Pour Périco Légasse, fan d'Indochine, "Nicolas Sirkis est devenu un vieux con". "Le RN, ce n'est pas mes valeurs mais c'est pour l'instant, selon ses statuts et ces agissements, un parti républicain", estime le critique culinaire. "Au final, il est pété de thunes, il s'en fout, mais il va priver les habitants de Perpignan d'un concert d'Indochine et de sa culture. C'est minable, c'est pitoyable", ajoute Périco Légasse.

La direction du festival avait choisi de déplacer le lieu de l'événement de Céret à Perpignan, faisant état de difficultés énoncées par les artistes et les festivaliers pour se rendre dans la petite ville de 7000 habitants.

G.D.