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Jeu antifasciste: la FNAC le remet en vente, Louis Aliot appelle à boycotter l'enseigne

Le maire RN de Perpignan a appelé au boycott de la Fnac, déplorant la décision de l'enseigne de remettre en rayon le jeu "Antifa", accusé d'appeler à des violences notamment contre le parti d'extrême-droite.

Le jeu de la discorde. Après avoir retiré de ses rayons le jeu de société "Antifa", la Fnac a rétropédalé et annoncé son retour en rayon assurant avoir examiné le contenu et estimé que le jeu ne contenait "rien de nature à justifier un refus de le commercialiser".

Dans les rangs du Rassemblement national, d'où est venue la polémique on fait la grimace: "Je n'achèterai pas ce jeu et j'invite tous les consommateurs à être responsables et ne plus fréquenter les enseignes qui distribuent ce jeu", a appelé ce mercredi sur RMC et BFMTV Louis Aliot, le maire RN de Perpignan.

"Il faut être responsable dans la vie. Si la Fnac l’a enlevé c’est qu’elle avait une bonne raison de le faire. Puis elle a sûrement eu des pressions de la part d’un syndicat à l’intérieur et l’a remis. Les consommateurs ne sont pas obligés d’aller à la FNAC acheter un certain nombre de produits. Moi je n'irai plus à la Fnac tant qu’ils vendront ce jeu. Ils perdent un client", a ajouté Louis Aliot.

"Ces gens veulent mettre à bas l'État"

Pour le maire de Perpignan, le jeu appelle à la violence contre la police et l'Etat: "Ces gens sont des antifas, ils veulent mettre à bas l'État. Ce sont pour la plupart des gens qui ont la violence comme politique et comme action. C'est la promotion qui est faite aujourd’hui par la Fnac. Ils en prennent la responsabilité et le consommateur a la responsabilité de combattre cela", déplore l'élu.

Le jeu avait d'abord été retiré de la vente quand le député du RN Grégoire de Fournas, s'était ému de son supposé contenu avant de reconnaître ne pas l'avoir lu. Mais dans la foulée, le syndicat des commissaires de la police nationale avait déploré un jeu mettant en avant "les antifas qui cassent, incendient et agressent dans les manifestations".

Immédiatement, la Fnac avait annoncé retirer le jeu de ses rayons. Ironiquement, ce retrait a fait exploser les ventes du jeu via d'autres plates-formes, l'éditeur du jeu annonçant devoir procéder à des réimpressions.

G.D.