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"J'enlève mon gilet jaune, mais...": les "gilets jaunes" partagés après les annonces d'Emmanuel Macron

Le président de la République a tenté de calmer la colère des "gilets jaunes" avec 4 mesures fortes annoncées lundi soir. Si certains "gilets jaunes" ont été convaincus, d'autres veulent poursuivre la lutte.

Après la tempête, le calme ? Le député MoDem du Loiret Richard Ramos organisait une rencontre à Fay-aux-Loges avec les gilets jaunes du département pour analyser le discours d'Emmanuel Macron lundi soir. Nous étions présents présent à cette réunion pas comme les autres.

Aurélie a par exemple quitté son rond-point pour écouter le Président. Mais ses mots n'ont pas su apaiser sa colère. 

"Ca ne sentait pas la sincérité"

"Ok il a fait un pas, il augmente le Smic de 100 euros. Mais alors quelle taxe il va nous pondre l'année prochaine pour nous récupérer cet argent-là ? On en reparle dans six mois. Ca ne sentait pas la sincérité."

Face à l'amertume de cette gilet jaune, le député MoDem tente de défendre le gouvernement. 

"Quand vous dites qu'il fait un pas en avant vous dites qu'il y a un truc planté pour après. Ca, ce n'est pas très constructif." 

"Pour l'instant, pour moi, les ronds-points c'est fini"

Pourtant les treize minutes de discours et les mesures annoncées ont su convaincre Philippe, retraité qui va enlever son gilet jaune après quatre semaines de manifestations. 

"Le Smic, la CSG... C'est bien. Moi ça représente 50 euros qu'on m'avait enlevé sur ma retraite. Pour l'instant, pour moi, les ronds-points c'est fini, mais la lutte n'est pas terminée. J'enlève mon gilet jaune mais je soutiendrai les manifestants sur les rond-points pacifiquement."

Son gilet jaune restera ainsi bien en vue sur son pare-brise le temps que les mesures annoncées par le président se concrétisent.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec J.A.)