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"Je vais entamer une grève de la faim": une gérante de salle de sport conteste la fermeture des salles

Certains gérants de salle de sport ne veulent pas se plier aux obligations de fermeture. C'est le cas de cette gérante qui a décidé de rester ouverte. Elle se dit prête à entamer une grève de la faim pour dénoncer cette décision.

Les mesures anti-covid du gouvernement ont du mal à passer pour beaucoup de professionnels concernés. Notamment dans les salles de sport qui vont devoir fermer leurs portes à partir de demain dans plusieurs grandes villes de France en zone d'alerte renforcée comme Paris, Marseille ou Montpellier.

À Lyon le préfet a même décidé d'anticiper ces fermetures. Les salles de sport ou de gym n'ont plus le droit d'ouvrir depuis samedi et pour 15 jours. mais ce lundi, Evelyne Bernard ne va pas ranger les poids, les rameurs et les tapis de courses. “Je ne ferme pas. J’attendrai que la gendarmerie vienne fermer ma salle, mais sinon pas question”, assure-t-elle.

La gérante de cette salle de sport de Genay ne comprend pas pourquoi elle va devoir fermer alors qu'elle respecte des mesures sanitaires très strictes.

“On a limité le nombre d'adhérents en cours, on a fait énormément d’investissement pour ça. Pourquoi ils nous demandent de fermer quand il y a tant de monde qui s’agglutinent dans les métros et les transports en commun. Pourquoi je n’ai personne ici qui vient et qui dise ‘ok tout est bon, vous pouvez continuer’”, demande-t-elle. 

"Laissez-nous travailler"

Jérémy, l'un des adhérents, prévoir de venir, quoiqu'il arrive. “Je ne me sens pas plus en danger ici que si je vais m’entraîner dans un parc. On verra ce qu’il se passe s’il y a la gendarmerie, mais moi, je suis prêt à venir à la salle comme d’habitude pour m’entraîner”, assure-t-il. 

Pour porter la voix des salles de sport privées, Evelyne Bernard est prête à aller très loin.

“Quand la gendarmerie viendra fermer ma salle, j’entamerai une grève de la faim. Les charges vont continuer et ce n’est pas ce que nous propose le gouvernement qui va nous permettre de survivre. C’est la mort pour nous, donc laissez nous travailler”, appuie-t-elle.

Et d'autres gérants de salles de sports de l'agglomération lyonnaise pourraient rejoindre le mouvement et rester ouverts dès ce lundi.

Gwenaël Windrestin avec Guillaume Descours