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La place de Simone Veil est au Panthéon, c’est une évidence

Simone Veil, femme d’État et ancienne ministre, est morte ce vendredi matin. Figure de l’émancipation des femmes, elle avait été l’inspiratrice de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. Pour Fatima El Ouasdi, fondatrice de l’association Politiqu’Elles, la survivante de la Shoah devrait entrer au Panthéon. Elle témoigne sur RMC.fr.

Fatima El Ouasdi, fondatrice de l’association Politiqu’Elles.

"C’est l’une des premières femmes politique de la Vème République à s’être imposée comme une icône. Une icône progressiste, européenne et universaliste. Une icône pour les droits des femmes et leur liberté. Pour moi, c’est une évidence: elle doit être panthéonisée. Toute la classe politique, droite et gauche, est d’accord pour en faire la cinquième femme qui pourrait éventuellement entrer au Panthéon. 

"Les Français veulent lui donner la place qu'elle mérite"

Sa place est là-bas. Mais il faut d’abord voir quelles étaient ses volontés. Est-ce son souhait? On ne le sait pas mais il faudra le respecter. La République, les Français et les Françaises veulent lui donner la place qu’elle mérite.

En effet, elle était un symbole républicain et un symbole pour l’égalité. En soi, elle a changé les choses. Elle avait cette volonté d’être l’avocate des droits des femmes. Elle m’a inspirée et m’a poussée à me lancer dans la vie associative et dans le militantisme pour les droits des femmes. C’est la cause la plus importante de la République.

"C'est à Emmanuel Macron de décider"

Maintenant, c’est au président de la République de décider quel hommage sera rendu à Simone Veil. On espère vraiment que ce sera la panthéonisation dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron a dit qu’il voulait faire de l’égalité homme- femme et des droits des femmes la grande cause nationale de son quinquennat. On lui demande solennellement en tant qu’association féministe de faire de Simone Veil la cinquième femme du Panthéon. C’est pour moi une évidence et ça doit l’être pour lui aussi."

Philippe Grill et Julie Breon