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Les ventes de chauffages d'appoint bondissent avant l'hiver: "C’est une fausse bonne idée"

Les chauffages d'appoint sont pris d'assaut par les Français. Alors que la crise énergétique menace les factures à quelques semaines de l'hiver, certains ont préféré anticiper en investissant dans ces petits chauffages, principalement électriques ou à pétrole, qui permettent parfois de différencier son mode de chauffage.

Alors que de nombreux Français s’inquiètent pour leur facture d'énergie cet hiver, les appareils de chauffage d'appoint s'arrachent dans les magasins. Des petits radiateurs qui permettent de chauffer une seule pièce, mais aussi de diversifier son mode de chauffage en optant pour une technologie complémentaire à l'installation de sa maison. Un changement de consommation remarqué dans les magasins d'électroménager.

C'est le cas au Bricorama de Château-Thierry, dans l'Aisne, où les ventes de chauffages d'appoint sont en forte hausse. C'est donc l'un des rayons les plus populaires du magasin. Celui des chauffages d'appoint. Parmi les clients, Christophe.

“Quand je rentre, je l’utilise une à deux heures occasionnellement pour réchauffer un peu les pièces. J’ai changé un peu à cause du prix du fioul. C’est 1.700 euros les 1.000 litres donc ça devient un peu compliqué”, détaille-t-il.

50% de ventes en plus par rapport à l'année dernière en septembre

Des chauffages d'appoint qui s'arrachent. Jusqu'à 50% de ventes supplémentaires par rapport au mois de septembre de l'an dernier. Radiateurs électriques et poêles à pétrole en tête. L'objectif: réguler son chauffage pour faire des économies selon Arnauld Delpierre, directeur du magasin. "Ils ne veulent chauffer que les pièces où il y a besoin. Et le deuxième effet, c’est aussi de chercher des modes de chauffage qui sont alternatifs à l’électricité à cause des risques potentiels de coupure cet hiver”, explique-t-il.

Le prix de ces équipements dépasse rarement les 80 euros. Un bon plan à première vue. Mais pas pour Marc Jedliczka, porte-parole de l'association Négawatt.

“Malheureusement, c’est une fausse bonne idée. Il faut travailler d’abord sur l’enveloppe du logement pour que la chaleur qu’il y a dedans, reste à l’intérieur. Ce type d’équipement dans une passoire thermique est vraiment une catastrophe. Ça ne chauffe pas, ça coûte cher, et ça pollue la planète en même temps”, juge-t-il.

Selon lui, il faudrait accompagner et conseiller davantage les consommateurs.

Tanguy Roman-Clavelloux avec Guillaume Descours