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Loi controversée "Sécurité globale": sur RMC, une députée LREM craint un "Etat plus autoritaire"

TEMOIGNAGE RMC - Nathalie Sarles, députée LREM de la Loire, juge que l'arsenal juridique en France est déjà assez important pour protéger les policiers.

L’article 24 de la loi sécurité globale continue de diviser. La gauche et notamment la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon est fermement opposée à cet article qui doit permettre d’interdire la diffusion malveillante d’image des forces de l’ordre, mais il n’y a pas que ce groupe politique. En effet, au sein même de la République en Marche cet article 24 dérange. 

C’est notamment le cas de Nathalie Sarles, députée LREM de la Loire. 

“Le risque que nous prenons avec le texte de loi que nous avons étudié la semaine dernière et que nous allons voter aujourd’hui, c’est que dans la mesure où on parle aujourd’hui d’un encadrement très strict de la captation d’image, c’est le risque d’aller vers un Etat plus autoritaire. Je ne dis pas que l’Etat actuel est un état autoritaire, je dis que le risque existe”, assure-t-elle. 

"C'est de la surenchère"

Elle ne dénonce pas que cette proposition de loi. En effet, elle estime que toutes les lois sur la sécurité qui ont été votées ont apporté une surenchère. 

“Nous avons déjà aujourd’hui un arsenal juridique important pour protéger nos forces de l’ordre, mais aussi la population et la loi que nous allons voter ce soir et notamment l’article 24, je pense que c’est de la surenchère”, appuie-t-elle. 

Elle assure que personnellement elle ne votera pas la loi car elle estime que cette loi met à mal les libertés individuelles.

La député a également dénoncé les agissements des forces de l'ordre lundi soir lors du démantèlement un campement de migrants a été évacué installé sur la place de la République à Paris.

Les policiers ont usé de gaz lacrymogène notamment. Des images révèlent également qu'il y a eu des coups de matraques, des croche-pieds et des coups contre des migrants.

Guillaume Descours