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"Macron nous a refilé le bébé": pourquoi le Touquet impose un couvre-feu malgré tout

Située à moins de deux heures de route de Lille, cette station balnéaire huppée est particulièrement prisée par les habitants des métropoles lilloise et parisienne.

Au grands maux, les grands moyens. Alors que la commune n'est pas concernée, le Touquet-Paris-Plage instaurera samedi un couvre-feu de minuit à 6H du matin, suite aux annonces de couvre-feu en Ile-de-France et dans huit métropoles dont Lille, qui lui font craindre un "afflux conséquent" de touristes, a annoncé la ville.

Située à moins de deux heures de route de Lille, cette station balnéaire huppée est particulièrement prisée par les habitants de la métropole lilloise, des Parisiens. Mais également du couple présidentiel: Emmanuel et Brigitte Macron s'y rendent régulièrement.

"Suite aux annonces gouvernementales, instaurant notamment un couvre-feu dans les grandes métropoles de 21H à 6H (...) la Ville du Touquet-Paris-Plage se prépare à un afflux plus conséquent des résidents secondaires et des touristes" et la municipalité a "décidé de renforcer sensiblement les mesures sanitaires", explique-t-elle dans un communiqué sur les réseaux sociaux. 

"Macron nous a refilé le bébé" 

"Les bars et restaurants du Touquet seront fermés à partir de 23H30" afin que l'horaire du couvre-feu soit respecté et que chacun puisse regagner son domicile. Tout déplacement sera ensuite proscrit jusque 6H", détaille la commune. Ces mesures complètent celles déjà actées avec les professionnels de l'hôtellerie lundi, notamment "l'affichage à l'extérieur des établissements de la capacité d'accueil", ou encore "la mise à disposition pour les clients d'un cahier de rappel, sur lequel ils devront obligatoirement laisser leurs coordonnées". 

Pour Daniel Fasquelle, le maire du Touquet, "le Président nous a refilé le bébé en autorisant les départs en vacances".

L'objectif est surtout d'éviter au maximum que le virus se répande pendant les deux prochaines semaines et que Le Touquet devienne, à son tour une zone d'alerte maximale. 

L'édile espère maintenant que la préfecture va conforter son arrêté. Il faut dire que pendant la première vague de l'épidémie plusieurs communes avaient souhaité elles aussi instaurer un couvre feu, mais le Conseil d'Etat avait retoqué ces décisions municipales.

Romain Cluzel avec Xavier Allain