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Marseille: des contrôles pour empêcher la tromperie sur l'origine française des fruits et légumes

Le contrôle a eu lieu dans la nuit de lundi 1er à mardi 2 août 2022. / Illustration

Le contrôle a eu lieu dans la nuit de lundi 1er à mardi 2 août 2022. / Illustration - MARTIN BUREAU © 2019 AFP

En difficulté pour justifier l'origine de leurs fruits et légumes, des producteurs ont abandonné leur marchandise, lors d'un contrôle, à Marseille (Bouches-du-Rhône) ce mardi 2 août 2022. Sept procédures judiciaires vont être établies et transmises au parquet.

Des vendeurs, incapables de jusitifier l'origine de leurs fruits et légumes, ont décidé d'abandonner leur marchandise, lors d'un contrôle au M.I.N (marché d'intérêt national) de Marseille (Bouches-du-Rhône) ce 2 août 2022. Ce sont des agents de la concurrence et de la répression des fraudes qui se sont rendus sur ce marché, dans le 14e arrondissement de la ville.

Objectif : Vérifier l'origine de la marchandise présente sur l'un des plus gros marchés entre producteurs de France. C'est l'un des lieux où les revendeurs se fournissent avant la vente au détail.

Plus de 4 tonnes abandonnées

Pour ce faire, les agents traquent "les pratiques trompeuses dites de la "francisation" des fruits et légumes ou celle du "faux producteur", (...) qui consistent pour un professionnel à faire passer des produits achetés à l'étranger pour français ou à prétendre faussement qu'il est le producteur", indique la préfecture du département.

Les propriétaires des cagettes abandonnées n'ont pas été identifiés car elles ne portaient aucun mention. Au total, ce sont 4,5 tonnes de plusieurs fruits et légumes comme des tomates, courgettes ou poivrons, qui ont été délaissées sur place. Elles vont être redistribuées par l'Andes (Association nationale de développement des épiceries solidaires) dans le circuit de l'aide alimentaire.

Sept procédures pénales devraient être établies

Ces contrôles sont essentiels et interviennent en amont de la chaîne de commercialisation.

Les enquêteurs "Les service de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) veillent à la loyauté et à la qualité des produits jusqu'au client final, le consommateur [...] ainsi quau respect d'une concurrence saine et loyale vis-à-vis des agriculteurs locaux", affirme la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Au total, "sept procédures pénales vont être établies et transmises au Procureur de la République, notamment pour des manquements à la règlementation en termes d'étiquetage ou de facturation."

A.B avec AFP