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"Mon fils a fait son job, il a réussi sa mission": l'émotion et la fierté du père d'Alain Bertoncello, militaire français mort au Burkina Faso

Les deux otages français libérés par les forces spéciales françaises dans le nord du Burkina Faso au prix de la mort de deux militaires ont été accueillis ce samedi avec sobriété par le président Emmanuel Macron.

La libération des deux touristes français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, enlevés le 1er-Mai dans le nord du Bénin puis emmenés au Burkina Faso voisin, alors qu'ils étaient sur le point d'être transférés au Mali, s'est soldée par la mort de deux soldats des forces spéciales françaises dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burkina.

Le village de Montagny-les-Lanches en Haute-Savoie, à quelques kilomètres d'Annecy, est sous le choc. Alain Bertoncello, l'un des deux militaires tués, était originaire de cette petite commune.

"C'est quelqu'un qui était joyeux, il était discret"

Jean-Luc Bertoncello est le père d'Alain Bertoncello. Il rend hommage à son fils. Un fils, qui savait quels étaient les risques de son métier, les risques de son engagement. Un fils, qui a embrassé la carrière militaire très jeune et qui, selon son père, n'a fait que son travail.

"Ce qu’il faut comprendre c’est que mon fils, il a fait son job, il a réussi sa mission et c’est tant mieux. Et les gens, s’ils sont heureux derrière, tant mieux. Ils sont là pour ça. Comment on pourrait ne pas être fier. Quand ils interviennent, ça ne peut qu’être dangereux, c’est pas possible que ce soit autrement. C’est quelqu'un qui était joyeux, il était discret. La première formation de commando, ça se termine par quelque chose de très dur pour eux. On le tabasse quasiment, afin qu’ils puissent signer en toute connaissance de cause, quand je dis ça c’est qu’ils prennent des risques. Quand il a signé, il savait".

Un hommage lui sera d'ailleurs rendu samedi prochain. En accord avec les parents d'Alain Bertoncello, une cérémonie aura lieu à l'église. Les habitants pourront ainsi dire adieu au petit garçon que certains ont vu grandir.

Jérémy Lanuzel