RMC

"On a l'impression de vivre une tentative de putsch" dénonce l'initiateur de la "marche des libertés" sur RMC

Laurent Soulié, initiateur de la "marche républicaine des libertés" anti-gilets jaunes explique sur RMC ce qui l'a conduit a créer cet événement qui se déroulera dimanche.

Il a reçu de nombreuses menaces mais a tenu à maintenir son cap. Laurent Soulié, sympathisant LREM, a décidé d'organiser un marche de soutien à Emmanuel Macron avant de la rebaptiser "marche républicaine des libertés". Elle se déroulera le dimanche 27 janvier à Paris.

Cet ingénieur dans l'aéronautique a créé cet événement le 10 décembre, au soir de l’allocution du président de la République qui a annoncé des mesures visant à améliorer le pouvoir d’achat des Français, des mesures d’un coût total de 13 milliards d’euros.

"C'est une marche pour demander l'arrêt des violences"

Au vu des réactions de "gilets jaunes" et de certains politiques, qui ont été parfois immédiates, pour exprimer leur mécontentement malgré ce geste, Laurent Soulié a décidé de franchir le pas.

"J’ai senti que ce mouvement n’allait pas aller dans le sens de l’apaisement. C’est une marche pour défendre nos libertés et surtout demander l’arrêt des violences qu’on voit depuis maintenant plus de deux mois. On a vu que leur nature violente était quasi-systématique. Que les “gilets jaunes” viennent discuter avec tous les Français des questions qu’ils ont soulevés et qu’ils ont entendu."

Il y a des gens de tous les bords, qui ont pu PS, ou FIllon..."

Selon lui, une majorité de Français en auraient "assez de voir ces scènes violentes". "Je vis à Toulouse et encore la semaine dernière ça s’est mal passé. Leurs revendications deviennent inaudibles." A "sa" marche dimanche, il assure que "chaque citoyen est le bienvenu" et que l'événement sera apolitique.

"On a juste demandé qu’aucun politique ne vienne au nom d’un parti politique, avec une banderole ou quelque signe distinctif que ce soit ni même une écharpe tricolore. Il y a des gens de tous les bords, qui ont pu voter PS ou Fillon."

Laurent Soulié estime que "gilets jaunes" ne sont qu'une minorité dans le pays et que leurs actions violentes ne visent qu'à renverser le pouvoir en place.

"On a l’impression de vivre une tentative de putsch où l’on demande la destitution du président ou la dissolution de l’Assemblée. On exige des choses immédiatement et en utilisant la force et la violence. C’est le fait de 100.000 personnes qui représentent 0.1% du corps électoral français donc on est dans un déni de démocratie."
James Abbott