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Polémique autour d'une étudiante voilée à l'Assemblée nationale: que dit la loi?

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Jeudi, des députés ont quitté une audition à l'Assemblée nationale contre la présence d'une syndicaliste étudiante voilée. Mais que dit la loi?

La présence d’une femme voilée à l'assemblée dénoncée par plusieurs députés: des élus LR et une députée LREM ont quitté la commission d'enquête sur le Covid-19 et la jeunesse, jeudi, pour protester contre la présence d'une syndicaliste étudiante portant le hijab.

Si la présidente de la commission, Sandrine Mörch a déploré un "mauvais procès" en rappelant qu'"aucune règle n'interdi(sait) le port de signe religieux pour les personnes auditionnées", le débat est particulièrement vif.

Pourtant rien dans le règlement de l'assemblée ne l'interdit. S'il est loin le temps où l'abbé Pierre pouvait siéger en soutane à l'Assemblée, le règlement a été durci il y a 2 ans. Selon l'article 9, "la tenue vestimentaire adoptée par les députés doit être neutre, tout signe religieux ostensible est interdit". Ca, c'est dans l'hémicycle. 

Dans les tribunes, pour le public, en théorie c'est la même chose, mais cette règle n'est pas vraiment appliquée: il y a une tolérance, expliquent les services de l'Assemblée nationale... 

En revanche, pour une personne auditionnée en commission, comme c'était le cas de Maryam Pougetoux, ce jeudi: aucun règlement n'interdit le port de signes religieux. D'ailleurs des responsables de culte sont parfois invités par les députés et ils viennent par exemple avec leur croix au cou ou leur kippa sur la tête.

Victor Joanin avec Xavier Allain