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Quand François de Rugy assurait sur RMC qu'il n'avait "absolument pas de raison de démissionner"

Vendredi 12 juillet, le désormais ex-ministre de la Transition écologique s'était expliqué face à Jean-Jacques Bourdin.

Finalement, François de Rugy a démissionné. Le ministre de la Transition écologique a annoncé dans un post Facebook qu'il a présenté sa démission au gouvernement à la suite des différentes révélations concernant notamment ses repas fastueux du temps où il était président de l'Assemblée nationale, ainsi que des travaux, et un logement près de Nantes.

Il avait pourtant expliqué vendredi matin sur RMC qu'il n'avait "absolument pas de raison de démissionner". Face à Jean-Jacques Bourdin, François de Rugy s'était alors dit "très en colère" et avait précisé qu'il n'avait "absolument pas de raison de démissionner": 

"Je l'ai dit au Premier ministre qui ne me l'a pas demandé. Forcément on peut penser à en fait tout abandonner" quand "on est attaqué matin, midi et soir" mais "je ne le ferai pas car je suis très en colère quand je lis un article qui prétend que j'occupe un logement social", s'est-il défendu sur RMC.

"Forcément, on peut penser à tout abandonner quand on est dans ce cas-là, quand on est attaqué matin midi et soir, et que tous les jours sortent des nouvelles choses qui sont fausses. Evidemment, on peut avoir envie de rester chez soi. On peut avoir envie de lâcher prise. Je ne le ferai pas car je suis très en colère. Quand je lis un article qui prétend que j'occupe un logement social, jamais de toute ma vie je n'ai demandé un logement social. J'ai loué un logement suite à une séparation. Je n'ai jamais profité indûment d'un logement social. Je lis ça dans un article. Je donne toutes les preuves à Mediapart J'ai gardé tous les emails, tous les échanges avec l'agence immobilière à qui j'ai loué ce logement. Et bien, c'est comme si je n'avais rien dit. On continue à raconter que j'aurais profité, que je profiterai encore aujourd'hui d'un logement social. Je donne toutes les preuves. A quoi ça sert? Il y a une machine qui est lancée pour m'attaquer" avait-il expliqué, visiblement ému.

"Aujourd'hui, demain, il va encore y avoir d'autres attaques parce que maintenant on en est à inventer des choses. Non je ne lâcherai pas. Je suis très en colère contre les mensonges. J'ai toujours été pour la transparence vous le savez. Je suis souvent venu ici pour en parler. Je crois d'ailleurs que les transformations que j'ai enclenché à l'Assemblée nationale ont dérangé beaucoup d'habitudes, beaucoup de gens qui aujourd'hui se vengent" accusait-il alors.

Mais la pression sur lui semble trop forte comme il l'explique dans son communiqué: 

"Les attaques et le lynchage médiatique dont ma famille fait l'objet me conduisent aujourd'hui à prendre le recul nécessaire - ce que chacun comprendra. La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d'assumer sereinement et efficacement la mission que m'ont confiée le Président de la République et le Premier ministre".

Il explique par ailleurs qu'il a déposé une plainte pénale en diffamation contre Mediapart qui a publié des "contre-vérités", selon lui. "L'information a été plus forte que la communication", lui a alors répliqué le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, auteur de l'enquête.

James Abbott avec AFP