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"Quand je suis arrivée ici, je ne voulais plus rien juste mourir": Patricia a repris pied grâce à une association

Emmanuel Macron doit dévoiler de nouvelles mesures de son plan pauvreté  alors que des associations déplorent une baisse de 57 millions d'euros en 4 ans des crédits dédiés aux CHRS (centres d'hébergement et de réinsertion sociale). RMC a rencontré Patricia, qui a pu reprendre pied dans un tel centre à Lens.

Emmanuel Macron doit dévoiler aujourd'hui à Lens de nouvelles mesures de son plan pauvreté. Parallèlement, les associations déplorent une baisse de 57 millions d'euros en 4 ans des crédits dédiés aux CHRS, les centres d'hébergement et de réinsertion sociale. Plusieurs de ces centres sont gérés à Lens par l'association Solidarité Active, qui s'occupe de 50% de l'hébergement social dans la ville. Des lieux essentiels pour des personnes en détresse.

C'est le cas de Patricia 35, une miraculée: "Je suis arrivée ici je faisais à peine 40 kilos. Je ne voulais plus rien à part mourir". Victime de violences conjugales, sans emploi, sans formation, elle a trouvé refuge dans ce centre d’hébergement et de réinsertion sociale il y’a deux ans. Elle a été suivie par un psychologue et une infirmière, rendant possible un nouveau départ. "J'ai beaucoup repris confiance en moi. J'ai été relogée, j'ai les enfants à la maison, c'est que du bonheur", assure Patricia.

"On va devoir supprimer des postes"

Mais la baisse de 57 millions d'euros des crédits accordés à ce centre rend leur avenir incertain: "Cela représente une perte de 156.000 euros pour notre association", explique Marc Demanze, directeur de l'association Solidarité active. "On va devoir supprimer des postes, baisser le budget. C'est quelque part, s'intéresser moins aux personnes qui en ont le plus besoin", ajoute-t-il.

Selon cette association, 70 % des personnes accueillies dans ce centre d'hébergement sortent avec un logement durable et un contrat de travail de plus de six mois.

Cécile Costes (avec G.D.)