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Retour des "Gilets jaunes": "On veut montrer que la France n'est pas contente"

Les "Gilets jaunes" ont appelé samedi au rassemblement en cette rentrée, avec une mobilisation en demi-teinte.

Une faible mobilisation et quelques heurts pour la rentrée des "gilets jaunes", près de deux ans après la naissance du mouvement. Selon le ministère de l'Intérieur, 6.000 personnes se sont rassemblés partout en France, à Paris, ils étaient 2.500, répartis dans trois cortèges différents. Pour rappel, ils étaient 300.000 en décembre 2018.

De brefs affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants ont notamment éclaté dans le nord-ouest de la capitale, place Wagram, près des Champs-Elysées où les manifestations avaient été interdites par la préfecture. 256 personnes ont été interpellées. Les forces de l'ordre ont aussi fait usage de gaz lacrymogène à Toulouse et à Lyon, où la manifestation était interdite.

Les gilets jaunes ont donc moins rassemblé, mais place Wagram, dans le 17e arrondissement de Paris, il y avait aussi de nouveaux manifestants venus rejoindre le mouvement en pleine crise sanitaire et économique.

"Je viens surtout car on atteint un stade de restrictions de libertés qui me semble très grave"

Jannick et Valery, habitués des rassemblements, étaient pressés de remettre du jaune dans la capitale. "Ca fait plaisir que personne ne lâche et ça montre malgré les interdictions on est là. Il faut que ça continue encore et toujours", lancent-ils. Et le confinement et les restrictions sanitaires ont donc même poussé de nouveaux citoyens à venir manifester, comme Eve, au RSA:

"C'est la première fois que je viens à une manif, je le fais surtout car on atteint un stade de restrictions de libertés qui me semble très grave."

Et pour cette rentrée, des victimes de la crise sanitaire et économique ont rejoint le défilé comme les patrons de discothèques. Vincent Thomas est venu de Brest :

"Le gouvernement ne nous aide pas, n'aide pas les gilets jaunes non plus, donc on est là pour grossir ce mouvement et montrer que la France n'est pas contente."

Il a terminé la manifestation avec un sentiment morose, partagé par beaucoup d'autres participants, avec trop de dispersion et de confusion pendant le défilé. 

Nicolas Traino (avec J.A.)