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A Arles, ville natale de la doyenne de l'humanité, la thèse de la fausse Jeanne Calment est jugée "absurde"

Des chercheurs russes ont conclu à un incroyable tour de passe-passe entre Jeanne Calment et sa fille remettant en cause sa longévité. Une théorie qui ne passe pas à Arles, la ville de la doyenne de l'humanité.

Et si le record de longévité de Jeanne Calment était faux? Des chercheurs russes remettent en question le record de longévité de la Française, décédée en 1997 à 122 ans, estimant que ce serait sa fille, Yvonne, qui aurait usurpé l'identité de sa mère pour éviter de payer les droits de succession. La vraie Jeanne Calment, elle, serait décédée en 1934, selon les chercheurs.

Pour Joseph, 80 ans, un ancien commerçant qui était voisin de Jeanne Calment, la thèse de la supercherie est tout simplement impossible à croire: "Pour moi, c'est impossible. Je n'ai jamais entendu dire ça, il n'y a jamais eu de telles rumeurs à Arles. On la voyait passer, elle habitait là. C'était toujours la même. Non, ce sont les Russes…"

"Ce n'est pas quelqu'un qui aurait pu se cacher à un moment de sa vie"

Catherine Levreau, le médecin de la maison de retraite du Lac, où Jeanne Calment a terminé sa vie juge, elle, la thèse de l’usurpation d’identité carrément absurde:

"Ce que je connais de son histoire, c'est que c'est quelqu'un d'Arles et quelqu'un d'Arles qui est resté à Arles, pas quelqu'un qui a pu se cacher à un moment de sa vie et se substituer à quelqu'un d'autre. Il y a l'analyse des photos, le nez, les oreilles… J'ai connu Jeanne Calment très âgée, et il y avait une déformation des traits. Quand on prend de l'âge, malheureusement, tout a tendance à bouger. Le fait de dire qu'elle n'est pas comme sur les photos, c'est absurde".

Il faut dire qu’à Arles, c’est à un véritable symbole auquel se sont attaqués les scientifiques russes.

Lionel Dian (avec P.B.)